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« Il y a bien longtemps avant même que les gens n'habitent dans le ciel. Une guerre terrible éclata entre les hommes et une Déesse malfaisante. Après des combats sanglants, nos ancêtres aidés de Dieu scellèrent le pouvoir de cette Calamité. Puis quittèrent la terre souillée et stérile pour construire leur avenir dans le Ciel. »
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{ Roulette russe - feat Azalys
 :: Zone HRP :: La corbeille :: Gear V1 ()

Roulette russe - feat Azalys, par Nevyn ► 23/3/2018, 14:06 ►
Roulette russe

La plage de sable fin était déserte et Nevyn ne put retenir un sourire, qu’il était agréable de profiter d’une fin d’après-midi paisible pour se baigner et se détendre. LE garçon pris une grande inspiration et fit quelques étirements, ravi de sentir l’air doux, légèrement sucré pénétrer ses poumons et le gorger d’énergie. Le lac lui avait toujours fait cet effet, le brun avait toujours eu l’impression qu’il le revigorait complètement, peu importe ce qu’il avait pu lui arriver les jours précédents.

Rapidement il déposa ses affaires sur le sol, il retira sa veste, vite suivie du reste de ses vêtements. C’est en slip qu’il allait profiter de l’eau claire ! Malgré la belle journée qu’il avait eu l’eau était fraîche et après quelques dizaines de minutes le jeune homme en sorti les lèvres bleutées. Forcément il n’avait pas préparé sa serviette et la chercha un instant dans ses affaires pour, ensuite, rapidement l’enrouler autour de ses épaules.

Tout en se frictionnant Nevyn admira le paysage et c’est là qu’il remarqua qu’il n’était pas seul. Le garçon fronça les sourcils, pas vraiment sûr de savoir si la personne était là avant lui ou si elle venait d’arriver, pas que ça change réellement quoi que ce soit. Il regarda la silhouette un instant et le blondinet un peu plus loin pouvait très bien être un enfant perdu. Le brun regarda autour de lui et, effectivement, il semblait ne pas être accompagné pourtant le soleil baissait déjà… Inquiet pour l’autre humanoïde le jeune homme enfila son pantalon, mit son sac sur son dos, prit son tee-shirt dans une main et partit à sa rencontre.

-Hum, excuse-moi petit… t’as besoin d’aide ? Nevyn plissa de nouveau les yeux, maintenant proche de l’enfant il lui semblait familier. Azalys ?



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Roulette russe - feat Azalys, par Invité ► 23/3/2018, 20:44 ►
Roulette russe
I'm looking for a place to start and everything feels so different now. Just follow my yellow light and ignore all those big warning signs.
ft. Nevyn
SONG - YELLOW LIGHT


« Un lac réfléchit mieux les étoiles qu’une rivière. »

L’Enfant est debout sur la grève, les pieds dans les clapotis du lac. Ses yeux observent le rivage, recueillent les détails, écoutent le bruit des vagues ; un tintement clair dans ses oreilles, comme le battement de petits insectes à grelot. Il se tient là, tranquille et droit, mains ouvertes sur une générosité muette, regard levé vers le céleste et esprit réceptif aux odes tranquilles d’Idye. Il note tout, le vol des oiseaux au-dessus du bleu-nacre, le frottement de leurs ailes, les becs ouverts qui rappellent un écho du Nord, leurs robes noires jusqu’à la taille comme des tailleurs en soie, leurs pattes qui frôlent le ressac, emportent un peu d’écume avec elles ; le déposeront un jour, peut-être sur les clochers de Sedna ou sur les toits de Majoris, avec cette certitude que désormais, l’ailleurs est partout.

Une multitude d’images – juste un léger parfum sonore.

L’Enfant soupire, replace une mèche de cheveux blonde, entrouvre sa sacoche une seconde pour observer Dahlia dormir, la respiration légère et furtive de la créature, les rémiges vertes sur sa tête, dérangées par le vent du voyage. Lentement, il essuie un grain de poussière sur la tête de sa compagne, puis referme le harnois.

À l’armée, on lui avait donné quelques jours de congé.
L’Enfant n’aime pas spécialement s’arrêter de travailler, ne possède pas d’obligation à remplir, pas de famille à retrouver (sinon des frères déjà habitués à son absence et un père fantomatique, aux lèvres pleines de cendre), mais il apprécie ne plus devoir effectuer ses chevauchées sous la couvert d’un ordre pressant – rapporter le message le plus vite possible –, pouvoir prendre son temps, observer plutôt que passer.

Parce qu’il y a tellement de clameurs silencieuses, dans ce monde-là.
Des coups de tonnerre dans les cous des femmes ou dans les âtres au soir, des cris pour ordonner le silence, ranger sous les ponts ou dans les filets les squatteurs du soir, une brume qui disperse l’odeur de cigarette et les bouteilles à moitié vide. Des portraits un peu fugaces auxquels l’Enfant ne comprend pas grand-chose – puisqu’il appartient au tableau des vagabonds – mais dont il observe le grain, la peinture experte, avec l’œil mature d’un homme qui sait ne pas chercher une autre place que la sienne.

Et la sienne, il croit l’avoir trouvée, Azalys.
Il vit bien, dans les casernes. Aime le lever à six heures du matin, à l’heure où les musaraignes teignent à peine le ciel – des filaments roses dans les nuages. Se couche toujours un peu trop tard, pour attendre que l’étoile du Nord apparaisse au coin de la fenêtre qu’il voit depuis son lit. S’était accoutumé aux ordres, aux tenues droites, aux cols serrés ; cols qu’il aimait parer d’une couronne de fleur quand il en trouve le temps, juste pour faire grincer des dents les militaires, ou des cadavres de ballons éclatés, ou des feuilles, ou des espoirs – bonbons de vie qu’il ramasse sur le bord du chemin comme un petit poucet.

Alors, après avoir quitté la caserne pour quatre jours de repos, l’Enfant avait laissé sa monture dans une écurie près de l’orphelinat, puis avait longé pendant deux heures les ornières pour descendre jusqu’à la plage, avait retiré ses chaussures contre le sable fin des criques, marchait pied nu, sautillait plutôt, les pas frivoles et la nuque baignée par le soleil. Il avait proposé à Dahlia de dormir dehors, comme au bon vieux temps ; préméditait déjà de descendre jusqu’au bord de Bara, de marcher le long des calentropes et des grenades en graviers humides, encore légèrement nimbés de soleil malgré la nuit – un souvenir de la chaleur pour le village endormi.

Maintenant, il marche avec lenteur au bord du lac, laisse le sable fin glisser entre ses pieds ; murmure une fois « eh, Dahlia, c’est les vacances », sans réveiller la petite chose ; ferme les yeux au murmure de l’Alizée, imagine une aile de papillon se poser sur son bras, embrasser ses lèvres. Redresse la bretelle de son sac, où il avait glissé un livre volé à la bibliothèque et quelques provisions pour la nuit. Sous ses pas, les eaux bleutées et un peu plastifiées lui rappellent le ventre d’une mère, où il plonge son regard pour y discerner les fées et les sirènes de son enfance. Miséreuses rêveries contentées d’un esprit au repos, pour quelques jours, des scènes parfois rudes de l’armée.

Oui, Azalys et Dahlia dormiront dehors, cette nuit.
Avec la compagnie des échos de Bara et des derniers clochers du soir.

Lentement, Azalys s’immobilise près d’un rocher alors qu’il aperçoit une silhouette se découper avec humilité dans les lippes roses du soleil. Un homme, comme il le discerne bientôt, vêtu d’un pantalon, d’une mine un peu brouillonne et d’une inquiétude dans les gestes. Evènement un peu impromptu, pour l’Enfant qui avait voué son cœur à la solitude l’espace de quelques heures, sans imaginer un seul instant qu’il puisse croiser quelqu’un d’autre dans ces calanques très peu connues – elles avaient toujours été désertes, depuis son enfance.

Prudent, mais pas défiant, il laisse l’homme se rapprocher, reconnaissant sa voix avant même de remarquer la veste de cuir pendue au bras, ou cette coupe de cheveux très spécifique.

— Hum, excuse-moi petit… t’as besoin d’aide ? Azalys ?
— … Nevyn ? … « Mon petit » ? Qu’est-ce que c’est que cette manière de saluer un vieil ami ?

L’Enfant gonfle une joue boudeuse, mais déjà la joie des retrouvailles, et la félicité de futurs moments délirants (rien ne se passe jamais correctement, avec eux deux dans les parages) efface la rancœur de ses cils alors qu’un petit bout de soleil à peine éteint vient glisser une lueur espiègle dans son regard. Les mains dans les poches, Azalys jette un œil à sa sacoche, puis au jeune homme. Jeune homme bien plus âgé que lui, par ailleurs – physiquement en tout cas.

— Ça fait longtemps dis-moi, si je pensais te trouver ici ! En plein exhibitionnisme en plus. (Petit clin d’œil entre le naïf et le provocateur). T’as toujours eu des idées bizarres, mais se baigner en mars, franchement…

Un sourire un peu baratineur dans les lèvres du jeune homme, qu’il dissimule en un geste amusé et avec beaucoup de mauvaise foi. Si l’eau avait été un peu moins froide, il se serait sans doute trempé quelques instants, lui aussi. Il est comme Nevyn, après tout. Sensiblement, tangiblement identique – et tout cas possède ce même côté un peu excentrique et déconnecté que le jeune homme, qu’il avait rencontré par hasard pendant un voyage à Eriu et ne lâchait plus depuis à chaque fois qu’ils se croisaient. C’était son patient. Son cobaye, avec qui il avait déjà été malade depuis plusieurs fois à cause de ses potions – mais avec qui il pourrait danser jusqu’à en mourir.

— Ça a l’air d’aller, en tout cas ! Tu vas quelque part ?

Rp 1 - codage par Alcyon ♥



Roulette russe - feat Azalys, par Nevyn ► 5/4/2018, 10:36 ►
Roulette russe

Ok, moment embarrassant ! Oui, bien sûr, Azalys était plus jeune que lui mais de là à le prendre pour un gamin perdu… Oups ? Nevyn se gratta l’arrière de la tête, les joues légèrement rosies, avant de se mettre à rigoler. Ce qui avait été dit avait été dit et il n’avait pas le pouvoir d’effacer les dernières secondes alors autant en rire ! Il accrocha une de ses mains à sa hanche tout en reniflant et en levant un sourcil à l’attention de son ami.

- Faut dire que factuellement t’es petit, donc au final je suis pas si en tort que ça ! Il se mit à plier sa serviette maintenant qu’il était quasiment sec, souriant face à sa tête boudeuse. Oh pardon ! Pour ma défense de loin tu fais encore plus jeune que ce que tu es. Puis là tout seul… J’ai cru que t’avais pommé tes parents. En tout cas je suis ravi de te retrouver !

Et il ne mentait pas, leurs rencontres avaient toujours quelque chose d’exceptionnel. A chaque fois cela commençait bien, calmement et pourtant la finalité était toujours à 1000 lieues que ce qu’ils pouvaient envisager. Il n’eut cependant pas le temps de penser et d’énumérer leurs mésaventures puisque le plus vieux ne put se retenir de tiquer à la pique de son ami. Il prit le temps de déposer sa serviette dans son sac, sa veste par-dessus avant de lui envoyer un sourire malicieux.

-Parce que tu vas me dire que la vue te déplait ? Demanda-t-il innocemment… ou pas. Je ne suis pas pudique, pas un exhibitionniste nuance. T’as besoin d’un dictionnaire, peut être, pour faire la différence ? Il lui rendit son clin d’œil avant de fixer le lac en se grattant le ventre. J’avoue que c’est pas vraiment la meilleure période mais j’avais trop envie ! Un bain de minuit ce soir ? Lui proposa-t-il d’un air de défi.

Mais maintenant que le blond lui rappelait qu’ils étaient en mars un frisson parcouru son échine. Il n’était plus vraiment temps de faire le malin, s’il ne voulait pas mourir d’une pneumonie (oui rien que ça) il devait se couvrir. Il finit par s’asseoir à côté d’Azalys pour sortir un tee-shirt à manche longue de son sac et remettre sa veste en cuir chérie avant de tasser ses affaires et de les oublier derrière lui. Le jeune homme soupira de bonheur, il était bien là et il se devait de prendre quelques secondes pour profiter de l’instant avant que tout ne dérape. Il les connaissait assez et ne se faisait pas d’illusion, ça allait forcément tourner d’une manière étrange. Il tourna le visage vers son ami et souriant.

-Oui ça va très bien… Pour l’instant. Et toi, tu cours toujours partout ? J’ai eu des infos sur de possibles Eärendils pas loin mais je crois que ça va attendre, je pense que mes plans viennent de changer. Pas vrai Doc’ ? J’suis pas sûr que tu vas me laisser partir comme ça, hein ?! Soudain le garçon fronça les sourcils, il manquait quelque chose. Dahlia n’est pas là ?

Pour Nevyn la gardienne était une présence assez rassurante pendant leurs expérimentations, dans le pire des cas elle pouvait toujours prévenir quelqu’un de leur état.

La Lune était enfin maitresse des cieux et avec elle une multitude de scénarios idiots apparurent dans l’esprit du brun. Qu’est-ce que la nuit allait leur réserver ?



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Roulette russe - feat Azalys, par Invité ► 17/6/2018, 13:33 ►
Roulette russe
I'm looking for a place to start and everything feels so different now. Just follow my yellow light and ignore all those big warning signs.
ft. Nevyn
Song - Yellow light.


Impression de blanc.
Estampe idyllique, miséreuse. Scène répétée cent fois de deux cœurs qui se croisent – d’abord sous les cieux puis sous la lune –, cendres tordues sous le ciel, sourires esseulés par le sable, bruissement de poitrine, carmin, images. Une multitude d’images. Celle de deux hommes encore enfants dans leur cœur, de deux girouettes tracées dans le noir, chatoyantes parce qu’elles n’ont d’autres racines que celles qu’elles décident pour elles-mêmes ; celle d’une rencontre, d’une énième soirée gravée dans leurs mémoires.  Noire ou bleue selon le parfum des étoiles.

Azalys n’avait jamais oublié aucune de ses retrouvailles avec Nevyn, sans doute parce que l’improbable se grave dans les esprits bien plus surement que la banalité, ou même que l’amitié.
Et oh, il n’effacera pas celle-là non plus.

Le soleil se couchera bientôt, qu’Azalys se murmure pour lui-même, et laissera place à nos gestes déshérités. Ce soir, il est blond, l’enfant, ressemblerait sans doute à une icône mystique s’il ne se tenait pas si courbe sous le soleil, les mains rivées à ses hanches, chaque sourire orné d’une fleur soigneusement cultivée. Rose ou amarante selon les significations. Piques rouges et blanches alors qu’il répond à Nevyn, tantôt taquines et tantôt un peu plus sérieuses – dans ses paroles, l’Enfant mêle ironie et amitié sincère avec une facilité déconcertante, comme si son esprit ne marquait aucune différence entre les deux lexiques. Poids inconnu des mots. Langage dénié pour ne laisser qu’un sourire, une impression dans l’esprit. Un médium dont l’Enfant se joue, attirant Nevyn plus près de la grève pour tremper ses pieds dans l’eau claire. Odeur de cuir mouillée venant à ses narines depuis ses bottes, dont il se fiche éperdument. Roulis du sable et du gravier sous sa semelle, et l’enfant se croit un instant en partance d’ailleurs, peut-être sur le voilier de sa mère lorsque le jeune homme évoque ses parents. Il ne se souvient plus des couleurs des mats mais il se prend un instant à les espérer verts, nuances criardes de son enfance qui couvrait son cœur lorsque sa mère n’était pas là pour border son corps.

À côté de lui, déjà son ami s’était rhabillé, avait déposé la serviette dans son sac, esquissait déjà un sourire semblable au sien. Jovial. Enfantin. Un peu trop vif peut-être, par rapport à la quiétude du soir qui commençait déjà à saisir les nuages et à colorer leurs ventres de petites teintes rosées. Les lèvres de Nevyn se tordent, déposent quelques mots sur la mer ; Azalys les saisit au vol et y répond aussitôt, d’un ton insouciant.

— S’il s’agit de voir des hommes à moitié nus, tu sais, je vis dans une caserne entourés de gars absolument pas pudiques, comme tu le dis. Et si tu veux prendre un bain de minuit, je te suis, mais pas avant que t’aies mouillé tes fesses ! Tu ne me feras pas geler sur place.

Le chérubin se courbe, s’arrondit un instant alors que quelques pas – si lents qu’arrachés à la ronde du temps – l’éloignent de la grève ; secoue ses bottes sur le sable, dans un petit geste qui fonce les couleurs de la castine à ses pieds. Écho au soleil, sourire dévoilé. Si pâle face à la chevelure noire de Nevyn, dont il détaille les traits carrés – il n’a pas changé – avant de s’assoir à ses côtés.  Très vite, chaque sourire du jeune homme vient trouver jumelle sur les lèvres du balte, dont les gestes, soudainement très lents, se calquent sur les clochers de Bara ; avec soin, l’enfant croise ses mains au-dessus de sa poitrine, ongles précautionneusement tournés vers sa sacoche, puis se laisse tomber en arrière pour s’allonger sur le sable. Ombre mortifère et chatoyante qui répond à chaque phrase de Nevyn par une nouvelle réplique.

—Ouais, je cours toujours partout… Des messages à livrer, des courses à faire pour des gens dont je ne retiens pas le nom, la routine, que le jeune homme murmure avec un rire. Mais là, ils m’ont donné quelques jours de congés, alors je pense bien en profiter. Et puis, tu sais exactement comme ça se passe entre nous deux : on va passer la soirée ensemble et on partira à la recherche des éarendils perdues (il le prononce sur un ton joyeux et appuyé, un peu comme un conteur) demain, si on n’est pas défoncés. Si tu n’es pas défoncé, ajoute-t-il sur un ton amusé.

Parce que, soyons honnête, Azalys avait fini au sol plus d’une fois après avoir rencontré Nevyn, et rien à voir avec l’alcool ou avec la drogue… L’Enfant ne sait que trop bien à quel point leurs retrouvailles sont toujours dangereuses ; qu’un peu trop complice pour leur propre bien, les deux compères se font souvent camarades, compagnons d’un soir ou deux dans des distractions qui, - au mieux – leur laissent un goût amer dans la bouche et, - au pire -, leur retournent l’estomac. Absolument pas la faute du jeune chérubin et de toutes ses potions plus étranges les unes que les autres, n’est-ce pas…

— Dahlia dort, ici, ajoute enfin le jeune homme en désignant sa sacoche. Comme toujours. Parfois, je me dis qu’elle devait être un chat dans son ancienne vie, elle passe vingt heures par jour à dormir et les quatre qui restent à manger, tu sais…

Lentement, Azalys étend ses jambes sous le soleil, se hâle de l’astre lunaire, joues rosées par une tombée du jour qui bientôt devient crépuscule ; laisse apparaître une flambée de lune entre deux nuages inoffensifs. Un paysage éphémère dans lequel le jeune homme prend racine. Inspire quelques instants – ils ont toute la nuit devant eux – avant de reprendre son discours doublé de jovialité.

— Donc, quant à savoir ce que je te réserve (l’enfant se redresse pour glisser un regard inquisiteur sur Nevyn, doigts glissant sur son épaule puis sur son avant-bras dans un geste autoritaire)… ça fait un mois que je mets au point une nouvelle potion. Un mélange à base de trèfle rouge, de molène eeet avec un zeste de concombre pour le goût ! Il faut ab-so-lu-ment que tu goûtes ça. Du reste, si tu as des problèmes de santé en ce moment… douleurs articulaires, crampes, maux de tête ou d’estomac… dis-moi tout, je suis sûr de pouvoir trouver quelque chose, dis l’enfant en comptant les maladies sur ses doigts comme s’il comptait les constellations.

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