AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
REGLEMENT // DEMANDES DE RP(S) // UNIVERS // GROUPES // MODERATION // PARTENARIATS        
Bienvenue sur Gear ;

« Il y a bien longtemps avant même que les gens n'habitent dans le ciel. Une guerre terrible éclata entre les hommes et une Déesse malfaisante.
Après des combats sanglants, nos ancêtres aidés de Dieu scellèrent le pouvoir de cette Calamité. Puis quittèrent la terre souillée et stérile pour construire leur avenir dans le Ciel. » www
; staff


votezvotezvotezvotez


 :: Caelum :: Majoris :: Downtown

{ A long time ago || ft Galahad.
Claus ;
Maika
8/4/2018, 20:38

avatar





A long time ago || WITH Claus & Maïka

Pourquoi, comment ? Le mage avait une sainte horreur de se montrer faible, de baisser sa garde et ce peu importe les situations. Il avait pris à se débrouiller seul, à ne compter que sur lui même. Maïka avait souvent été rejeté dès lors qu'elle tendait la main vers lui, la belle s'était faite à cette idée, elle acceptait de se sentir parfois recluse dans la solitude, celle que lui aussi aimant tant caresser du bout des doigts. Il avait une fierté, grande et massive que le garçon n'arrivait pas à dompter. Son regard ne quittait ainsi plus le sol, le menton restait incliné.

L'astre solaire tirait sa révérence. Les rayons atteignaient avec difficulté l'île de Caelum, la nuit étant sur le point de prendre la relève. Les rues étaient moins bondées, la population rentrait peu à peu chez elle, surtout au sein de ce quartier plutôt reculé du centre ville. Ici les demeures étaient immenses et nombreuses. Le regard de la belle passait d'un point à un autre, elle n'arrivait même pas à différencier les bâtisses à tel point que son attention se focalisait sur les différentes plaques ou boîtes aux lettres indiquant l'identité des occupants.

La respiration était saccadée, son appuie difficile. « Tout va bien se passer, nous y sommes presque. » La gardienne était la canne de son mortel ; elle le maintenait tandis qu'ils marchaient tous les deux vers ce qu'elle pensait être l'antre d'un médecin. Claus serra la mâchoire puis soupira, comme agacé par les propos de sa moitié. « — Oh ne prends pas cet air dramatique et maternel, je ne suis pas en train de faillir, ce n'est qu'une blessure. » Il se crispa malgré tout, comme tiraillé par un à-coup au niveau de sa poitrine. Il posa la paume de sa main à ce niveau.

Quel piètre protecteur faisait-il, le constat l'accablait, sa fierté était comme étreinte par la honte. Un esquive manqué, un adversaire trop coriace. Claus ne voulait pas se rappeler du pourquoi il était dans une telle situation, tel un enfant après une dispute il préférait passer à autre chose. « Je crois avoir entendu parler d'un médecin dans ce quartier, j'espère ne pas me tromper. » L'entaille au niveau de sa poitrine offrait une vive douleur lancinante et persistante. « — Hm, tu ne me ferais pas l'affront de faire une erreur dans un moment pareil. »

Tant bien que mal il se redressait un peu, comme à la recherche d'une allure qu'il n'avait pas dans l'instant. Certains passants jetaient des regards inquiets mais le mage se contentait de pupilles assassines en guise d'une simple réponse. Maïka constata de son côté avec joie la vision d'un enfant leur indiquant du doigt une demeure sans pour autant prononcer un mot vers eux. Claus et son attitude lui avaient sans doute coupé le sifflet. « Je crois bien que nous touchons au but, bingo. » Il ne fallait plus que quelques mètres, quelques pas.

La gardienne était libérée, son mortel lâchait son emprise sur elle afin de se soutenir un instant contre le mur du porche de la bâtisse. Il reprenait son souffle, constatant avec gêne que du sang avait traversé le tissus. « — Force est de constater que je n'aurais pas fait un mètre de plus avec dignité. Tu aurais été obligé de me traîner. » Disait-il avec froideur bien que Maïka savait que ses propos traduisaient un simple merci. Elle frappait à la porte, replaçant une mèche de cheveux. « Je vous pris de nous excuser mais nous sommes à la recherche d'un médecin. »




En ligne
Cornaline
9/4/2018, 12:10

avatar




clausgalahad

There are some wounds that can never heal. There are scars that make us who we are. But without them, we don't exist.

Toc
toc. Toc-toc. Toc-toc. Toc-toc.

La Gardienne caresse le bouton en porcelaine du bout des doigts et entrebâille la porte. « Oui ? » qui vient donc les déranger en fin de journée ? « Je vous prie de nous excuser mais nous sommes à la recherche d’un médecin. » mignonne petite chose. « Vous avez frappé à la bonne porte. » en effet. « Cependant, le docteur Von Wies est occupé et ne peut recevoir personne pour l’heure. » marquant une pause, le temps de se gargariser de ce faux espoir, de cette apparente espérance. « Repassez demain à la première heure. » son regard bifurque sur la droite ─ tout en commençant à refermer la porte ─ et elle l’aperçoit. Sanguinolent. « Oh. » la blonde se trouve stoppée dans son élan, à fixer l’indésirable à la tenue ensanglantée. « Voilà qui est contrariant. » le huis glisse en sens inverse et la blancheur du marbre ainsi que la rusticité des lieux émergent aux mirettes des inconnus. « Entrez. » ce n’est pas de la pitié, non : juste le besoin de préserver la réputation de l’esculape. Si ça ne tenait qu’à elle, elle aurait fini de les éconduire et aurait repris ses activités, sans en être le moins du monde affectée. « Je vais chercher le médecin. Faites au moins en sorte de ne pas trop moucheter le marbre. » pas de sens de l’hospitalité, pas de morale : il a déjà perdu beaucoup de son liquide écarlate alors il peut bien encore se vider un peu, non ? Le genre humain est tellement faible par comparaison aux Gardiens.

« Bonjour messieurs-dames, soyez les b ─ »
Plip-plop. Plip-plop.
Cruelle hématophobie.


* * *

Boum
boum, baboum baboum. Boum boum, baboum baboum.

Acouphènes pulsatiles. Céphalées de tension.

Boum boum, baboum baboum. Boum boum, baboum baboum. Boum boum, baboum b ─

Cccrriiii.
« Galahad. » retour sur terre. Plissement de l’oeil et signature « raide » d’un document. Elle est . Presqu’indifférence. « Je t’ai déjà enjoint à annoncer ta présence avant d’entrer. » comment ne pas se trouver agacé lorsque l’on sait que c’est la troisième fois depuis ce matin qu’elle me fait le coup ? « Mais il semblerait que l'information ne soit pas ─ » « C’est important. » « Monsieur ! » Orane ? Haussement du sourcil gauche. « ... assimilée. » sa voix comme emplie d’épouvante m’astreint ─ tout en prenant appui avec les paumes de mains sur le mobilier rustique ─ à me lever. Ses talons tintinnabulent sur le sol en marbre ─
clic, clic, clic, clic
─ et c’est bien assez vite qu’elle outrepasse le seuil de la porte, en trombe. La voilà pâle comme un linge et toute tremblotante : on jurerait qu’elle vient d’entr’apercevoir un spectre. « Ô, Monsieur, vous verriez tout ce... ce... ─ ! » ce ? Allons bon ma grande, crache le morceau que je puisse juger de l’urgence de la situation ! « ... Sang. Voilà. Beaucoup d’hémoglobine, quoi. » il n’y a donc pas une seconde de plus à perdre. Je m’attends à un véritable carnage. « Ils sont dans le corridor. Ô, Monsieur... ! » ils ? « Orane, allez dans l’arrière-salle. Cornaline, sors-moi le nécessaire s’il te plaît. » lavage de mains. Pressons-nous.

Ils sont là. « Bonjour, je suis le docteur V ─ » non mais regarde son état avant de t’étaler mon vieux ! « Peu importe. Nous aurons le temps congruent pour les mondanités. Suivez-moi. » il n’y a pas tant de sang, mais par contre ça a bien imbibé son habit, ça c’est certain : on écarte donc la piste de l’hémorragie artérielle et c’est tant mieux. « Installez-vous en position demi-assise ici sur votre gauche, s’il vous plaît, histoire que je puisse inspecter la plaie. » je tapote sur le bord d’un espèce de fauteuil rembourré. « Permettez-moi. » je relève petit à petit son vêtement ─ il faudrait normalement tailler la tunique, histoire d’éviter de tirer et de traumatiser d’avantage la plaie, mais à première vue ça ne colle pas à la peau ─ et vois l’étendue des dégâts. Pas de précipitation : il faut faire un bilan vital avant toute chose. Sang foncé. Plaie franche. Un peu profonde. Pas de débris apparents. Pas d’éviscération. Sueurs. Pâleur. Essoufflement. Par contre, je n’arrive pas à évaluer à combien le risque de pneumothorax est envisageable.

« Comment est-ce arrivé ? » il faut dire que je ne reçois pas des gens ouverts au thorax tous les jours. Je m’adresse à la jeune femme et non au patient qui doit faire le moins d’effort possible, forcément. « Bien. Etant donné que le saignement semble ne pas être trop abondant ─ contrairement à ce que l'état de votre vêture peut laisser croire ─, je vais pouvoir agir. » penchons-nous vers lui, remontons nos manches, préparons nos menottes et accueillons le matériel que Cornaline apporte ─ petite bassine remplie à moitié, instruments de médecine divers et variés, tissus immaculés. Stoppons l’hémorragie. Compression manuelle. « Je vais commencer par désinfecter votre plaie à l’aide d’eau et d’un mélange fait à base de plantes. Vous allez ressentir des tiraillements, mais je suppose que ça, vous le savez déjà. » le tout est au moins d’expliquer la marche à suivre à la victime ; c'est absolument essentiel.
Flip-flap. Flip-flap.
« Attention, j’y vais. » est-il douillet ? Je presse ─ il est défendu de frotter ─ le plus posément possible un linge propre imbibé de l’admixtion, attentif à ses gestuelles et expressions.


Claus ;
Maika
10/4/2018, 19:26

avatar




Le mage parvenait à reprendre sa respiration, il expirait avec une aisance plus marquée maintenant qu'il n'était plus en mouvement. Placé contre le mur, il observait le ciel se teinter d'obscurité, se parsemer d'étoiles. « La nuit tombe, j'espère que quelqu'un sera là. » « Ne soyons pas pessimiste mon beau. » Maïka frappa à la porte et la réponse ne se fît pas du tout attendre. Cette dernière s'ouvrait en compagnie d'un léger grincement, offrant ainsi la vision sur une femme. Elle était distante, froide ce qui ne choqua pas le duo, spécialiste en la matière.

Un refus, net. « Oh mais si je puis me permettre... » La belle insistait, elle voulait que son mortel soit soigné pour autant, elle n'eut même pas besoin d'expliquer d'avantage au constat de l'état de Claus. « Bien, je vous remercie. » Le mage ne prononçait pas un mot alors que la donzelle leur ouvrait la porte. La vision de l'intérieur aurait pu être agréable si la situation n'était pas celle-ci. Des matériaux nobles, des tissus de qualités et une demeure encore plus grande vu de l'intérieur. « Tss, j'espère au moins que je vais bien être pris en charge. » 

Claus crachait ses pensées sans se retenir dès lors qu'ils se retrouvaient seuls ; les propos de la portière avaient sans doute irrité le garçon. Il laissait son regard vagabonder autour d'eux, ce dernier se posant contre le mur sans aucune gêne, la main au niveau de sa blessure. « Ils ne doivent soigner que des rhumes ou des migraines ici, le standing est démesuré. » « Je ne sais pas trop mais notre visite en ville de tout à l'heure m'a permis de connaître cet endroit. Estimons-nous heureux, tu veux bien. » Elle s'approchait de lui, plaçant le revers de sa main sur son front.

Elle avait toujours cet instinct maternel, Maïka voulait prendre soin de celui qui lui avait donné la vie. Une légère fièvre, rien de grave se disait-elle. Claus, lui, restait farouche de son côté, attendant avec impatience que quelqu'un daigne venir à sa rencontre. « Il faut trois quarts d'heure pour voir un médecin ici ? » Un doux mélange d'exagération et de mauvaise foi. Enfantin. Puis une apparition salvatrice, celle d'un homme venu pour le soigner. « Navré de vous déranger. » La belle se voulait polie tandis que son mortel était décontenancé par la vision qui se présentait à lui.

Bien longtemps qu'il avait enfoui l'attirance dans son esprit, il ne pensait jamais à cela à tel point qu'il passait souvent pour un homme sans cœur. Mais là ; il éprouvait un mélange de souffrance, de rejet comme à son habitude mais aussi et surtout une massive approbation quant à l'apparence de ce médecin. « Je. Bien. » La belle tiquait dans l'instant sur la réponse évasive de son mortel mais n'avait guère le temps de s'attarder sur ce détail. Ils suivaient ainsi l'homme dans un lieu approprié puis, sans mot, Claus prenait la place qui lui était indiquée.

La douleur était lancinante, gênante. Le mage laissait faire sans broncher, le fixant afin de surveiller ses divers faits et gestes. « Faites. Je peux retirer la chemise si vous voulez ? » Il le laissa faire pour la suite. Et une question à leur encontre, soudaine. « Un monstre. » Maïka prenait la main afin de laisser son partenaire se reposer. Bras croisés au niveau de la poitrine elle finissait par poser le bout de ses doigts sur le pommeau de l'épée présente à sa ceinture, en guise d'indication. « Nous avons été appelé pour une visite dans la caverne cascade. »

Un léger rictus. « Vous avez les mains sur le protecteur du Nord. » « Oh n'en fais pas trop Maïka, c'est absurde. » Il grommelait un peu puis gémissait sous une douleur soudaine suite à sa prise de parole. La belle s'en amusait. « Une créature rôdait près de la ville et je crois que nous l'avons trouvé. » C'était certain, d'un peu trop près d'ailleurs. « Allez-y je ne suis pas un geignard. » Il serrait la mâchoire, peu à peu elle se crispait pour autant aucun son ne se faisait entendre de sa part. Claus restait silencieux les yeux fermés, la douleur étant malgré tout saisissante.




En ligne
Cornaline
15/4/2018, 18:28

avatar




Clausgalahad

There are some wounds that can never heal. There are scars that make us who we are. But without them, we don't exist.

Un monstre. Voilà qui est inquiétant. « Hum. » « Vous avez les mains sur le protecteur du Nord. » « Et c’est censé être une bonne nouvelle ? C’est censé être exceptionnel ? » ... Cornaline. Pourquoi t’obstines-tu à faire dans l’insolence ? « Il soigne — » stop. « Il suffit ! » à ma voix de se radoucir. Ne retombe pas dans l’excès, Gardienne. « Il suffit maintenant. Va donc me chercher un autre linge au lieu de raconter tes inepties. » regard incisif, coup d’œil défiant. Elle s’apprête à renâcler, je le sens bien. « S’il te plaît. » « Allez-y je ne suis pas un geignard. » très bien. « Si la plaie avait été plus profonde, j’aurais été dans l’obligation de vous orienter vers l’hôpital. » pause. « Par chance, dans votre cas, aucun organe ne semble avoir été touché. » l’hémorragie s’apaise lentement mais sûrement. Avec les espaces morts, il va falloir réaliser un plan sous-cutané en point simple inversé. Mon appui se fait un peu plus franc. « Tiens. » non, tu n’auras pas l’occasion de faire la fiérote. Elle envoie le tissu mouillé de manière à ce qu’il vienne me fouetter le visage.

Clac !


Scotché sur les « yeux ». Entre temps, du liquide s’est déversé - en gouttes plus ou moins importantes - autour. Cornaline. Je reste en suspend, pris de surprise par ce geste on ne peut plus... suicidaire. Rire ? Oh non, ça ne me fait pas rire du tout. T’es-tu mise en tête... de ruiner toute ma crédibilité ? ou bien de montrer combien je ne suis pas patient, peut-être ? Gros caprice malvenu.

Plusieurs secondes passent sans que je fasse le moindre mouvement. Impassible. Il faut que je sois impassible. Le liquide coule le long de mon visage — et progressivement sur les vêtements — tandis que j’envisage d’ôter l’indésirable de là. Et si ça avait été une solution plus agressive ? et si ces produits avaient été nocifs ? Se rend-t-elle compte non seulement de l’importance mais également de la dangerosité de son geste ? Assurément que oui. Il faut que je sois impassible. J’essuie ma trogne avec le haut de la main — le poignet donc — et repousse les cheveux humidifiés en arrière — toujours sans contact avec les mains en elles-mêmes. Malheur. Ça me pique l’œil. « Galahad ? » forcément qu’elle sait que mon silence n’est pas de bon augure. Entre personnes sanguines nous savons reconnaître les signes. Pour autant, je suis sûr qu’elle mousse intérieurement de m’avoir ainsi fait taire. L’œil continue à picoter et à flouter : une lotion antiseptique n’est pas faite pour être appliquée — ou du moins celle-ci — sur le visage (et encore moins dans les yeux). Il faut que je sois impassible. « Vous n’êtes pas trop mouillés, au moins ? » je m’adresse au protecteur du Nord et à sa coéquipière, bien entendu. A qui d’autre ? Mon esprit est bien trop embrouillé pour prêter attention à leur réponse, mais je leur tends une serviette dans le doute.

Ne regarde surtout pas Cornaline, Galahad.
Surtout pas.

« Veuillez m’excuser quelques petites minutes. » il faut rincer, ça ne se calme pas. J’ai déjà perdu la vue d'un côté, ce n’est pas pour faire la même de l’autre. Je quitte donc la salle sans chercher à me retourner et pousse la porte pour arriver dans une pièce annexe ; beaucoup plus petite. Un miroir et un lavabo, c’est tout ce qu’il me faut. Rouge. C’est terriblement rouge. Je m’appuie d’une main sur le bord du mobilier en marbre et asperge mon visage de l’autre. Cet intermède aura au moins le mérite — voire le devoir — de me calmer.

Lavage de mains.
Il va falloir faire avec.

« Bien, où en étions-nous ? » retour énergique. Nous réglerons nos comptes plus tard, sois-en sûre. Pour l’heure, il importe plus de lui venir en aide qu’autre chose. « Par précaution, je vous demande de vous rendre à l’hôpital dès que possible, et ce, afin de vérifier que mes certitudes sur la non-atteinte des organes sont fondées. » la désinfection continue avec le fameux « chiffon ». « Tu en veux un autre... ? » ne joues pas avec mes nerfs. « La marche à suivre est de recoudre la plaie et d’y appliquer ce que l’on appelle un « pansement » sous forme de bandage. » lorsqu’il s’agit de travail, je sais me montrer bavard.

Recoudre.

« Respirez un grand coup, j’y vais. » aiguille à revers qui pique dans le fond de la plaie pour ensuite revenir à la surface.


Claus ;
Maika
16/4/2018, 23:47

avatar





A long time ago || WITH Claus & Maïka

La douleur était persistante, Claus la sentait comme omniprésente pour autant il gardait cette aura fière qu'il ne voulait jamais briser. Son attitude était telle une armure de laquelle il ne voulait retiré aucune partie à moins d'offrir sa confiance. Posé, il regardait le médecin agir, lui expliquer et poser ses questions. Il avait une façon d'être fascinante ; le mage ne pouvait s'empêcher de déposer son attention sur lui. L'homme était un aimant qui lui permettait de penser à autre chose qu'à sa fameuse blessure. Ses yeux le détaillaient, le passaient au crible.

Elle se figeait, son attention se focalisait sur son cache œil bien qu'il ne tarda pas à s'en désintéresser. Surprise, la gardienne de Galahad montrait une façon d'être dérangeante, une manière d'agir des plus agaçante. Il haussait un sourcil, Maïka la regardait avec insistance. Quelle femme abjecte se disait-elle sur le moment. « Prenez le comme vous voulez ma chère. » Protection, le rôle de chevalier servant changeait d'individu, la belle prenait la suite. Son venin s'apprêtait à la cibler sans pour autant avoir le temps de lui offrir le plaisir.  

Le médecin reprenait la main, il la remettait en place avec une poigne imposante. Maïka affichait un léger rictus en direction de celle qu'elle considérait déjà comme une menace. Quelle joie que de la voir fermer son clapet, sans n'avoir à rien faire qui plus est. « Disons que j'ai eu de la chance dans mon malheur dans ce cas. » « Je suis rassurée de vous l'entendre dire Docteur. » Son inquiétude maternelle se dissipait un peu face à l'annonce soudaine. Elle ne pouvait s'en empêcher bien qu'elle ait conscience d'agacer son mortel.

Puis un son, un geste inopportun. Cette femme est une gamine, Claus laissait cette pensée se multiplier dans son esprit, son regard à présent figé sur cette gardienne d'avantage semblable à une plaie qu'une infirmière. Quelle piètre chance que d'avoir sacrifié une partie de sa vie pour se retrouver avec une chose pareille. En meilleur état le mage aurait sans doute libéré un propos cinglant mais dans l'instant il préférait ne pas commenter. « Rien à signaler pour ma part. » « Et non, vous êtes le plus à plaindre mon cher. »

Maïka prenait malgré tout la serviette, la gardant en main. Tandis que le médecin se retirait — sans doute pour se débarbouiller, elle s'approchait de son mortel, essuyant la sueur sur son front. « Oh ne prends pas cet air dramatique veux-tu ? » Claus ne voulait pas de la compassion et encore moins de la pitié. C'était une simple blessure, inutile de rendre la chose plus imposante. « Tss, ne vois-tu pas quand les gens veulent juste s'occuper de toi ? » Il voulait hausser les épaules mais n'en faisait rien ; inutile de souffrir pour rien.

Un coup d’œil vers l'empêcheuse de tourner en rond. « J'espère pour vous que ma plaie ne s'infectera pas car nous perdons du temps. Vous êtes la plus mauvaise assistante que j'ai jamais vu. » Au final il libérait sa parole cinglante ; elle frappait trop fort sur ses lèvres fines à la recherche de la sortie. De retour. « Bien. je ferais ce qu'il faut pour qu'il ne déroge pas à ce conseil. » Elle lançait un regard appuyé sur Claus. « Ne tournons pas autour du pot, allons-y. » Vive douleur, son corps se crispait. « Putain. » Le mot sifflait de manière instinctive.




En ligne
Contenu sponsorisé ;






 :: Caelum :: Majoris :: Downtown