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Bienvenue sur Gear ;

« Il y a bien longtemps avant même que les gens n'habitent dans le ciel. Une guerre terrible éclata entre les hommes et une Déesse malfaisante.
Après des combats sanglants, nos ancêtres aidés de Dieu scellèrent le pouvoir de cette Calamité. Puis quittèrent la terre souillée et stérile pour construire leur avenir dans le Ciel. » www
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{ Au son de l'eau [Galahad]
Isley ;
13/4/2018, 19:17

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Galahad & Isley

   
The path you walk on belongs to destiny, just let it flow.
   

Parfois, il suffit qu'on laisse aller notre respiration. Ne plus penser à autre chose, et seulement se concentrer sur le rythme des battements de notre cœur. Se concentrer, sur le mouvement de notre poitrine qui se gonfle et se détend à chaque expiration de notre part. Vider son esprit de tout ce qui a pu l'encombrer jusqu'à présent. Car à ce jour, il y a tellement à se soucier... Surtout pour toi, Isley. Ton rôle t'incombe et te prend, tout ce qu'il te reste de temps. Il te prend à part entière, ne laissant que très peu de moments à la femme que tu es, de se poser ne serait-ce qu'un instant. Tu aimes ce que tu fais... Ho oui, ça, on ne peut le nier. Pour rien au monde, tu ne laisserais ta place à une autre personne, ou chercherais à changer les choses. La seule chose que tu demandes, c'est d'avoir, quelques fois, du temps pour ta propre personne. Du temps, pour te ressourcer, te canaliser, repenser peut-être, à tout ce qui a pu subvenir jusqu'à présent. Et ce temps-là, tu l'as trouvé. C'est le pourquoi de ta présence ici, dans cette caverne. Assise derrière la cascade de Nommo, tu savais qu'ici, tu trouverais la tranquillité espérée. Tes paupières closent, ton corps détendu, ton esprit vagua dans cette caverne sans qu'il ne puisse être dérangé de la présence d'autrui.  

De là à dire, que tu ne recherches la présence de nul autre personne serait mentir. Non Isley, tu n'es pas quelqu'un qui souhaite se renfermer, s'isoler et se détourner des autres. Bien au contraire, ton entourage fait tout de ton monde. Et avouons le, ta présence ici n'est pas fortuite... La caverne de Nommo, est l'un des lieux de Majoris qui t'intrigue le plus, il y a de quoi après tout. Au vu de sa dangerosité, tu as demandé à ce que ce lieu soit surveillé et que la population de Majoris évitent d'y aller... Mais les interdits, sont lieux de convoitises et de mystère. Cela ne ferait qu'accentuer la curiosité des personnes qui s'y précipiteront. Chacun sait que ce lieu n'est pas un lieu de promenade, et pourtant... Jamais encore, tu n'y étais allée. Manque de temps, ou bien à l'écoute des personnes qui te déconseiller d'y aller seule... Voire d'y aller tout court. Il serait dommage que la dirigeante de Caelum se lance seule dans une zone dite dangereuse.    

Toutefois, inconsciente, tu ne l'es pas. A vrai dire, ton petit coté vicieu... ou malin allez savoir... A fait que tu ne comptais pas réellement te rendre seule ici. Peu avant ton départ, tu avais fait partir un petit coursier chez l'un de tes bons amis : Galahad. Ce dernier était chargé de lui demander de te rejoindre dans l'immédiat à la caverne Nommo. Au moins, ainsi, il n'allait pas réellement avoir le choix, et ne pourrait se défiler de ton "invitation". Pourquoi fais-tu de lui ta "victime" ? À vrai dire, cela fait un petit moment que tu n'avais pas pris le temps d'aller le voir, peut-être qu’inconsciemment, cela t'éviter de revenir sur le sujet de la perte de ton amie... Qui était également la femme de ce dernier. Ceci-dit, le temps était passés depuis, et tu voulais le faire sortir de sa petite taverne. Le faire venir ici devrait lui faire le plus grand bien. Dans un souffle, tu te redressas et commenças à marcher tranquillement dans la caverne, sans trop t'éloigner de l'entrée pour ne pas louper l'arriver de ton ami.  
   
   
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Cornaline
14/4/2018, 22:22

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Isleygalahad

Un ami est celui qui parle avec toute la sincérité et la franchise que l'amitié véritable requiert.

« Dame Isley vous fait savoir qu’elle se trouve à la cascade Nommo et qu’elle attend votre venue. Immédiatement. »

L’épiglotte ne se ferme pas. Le verre d’eau passe mal.
Kof kof. Kof kof.
Fausse route. « À la cascade Nommo ?! » ... que — Que diable ! Pourquoi s’est-elle rendue là-bas ? Mille et un dangers peuplent ces vastes horizons et nombre d’individus s’y étant risqués n’en sont pas revenus indemnes — je peux en témoigner. Voix éraillée et gêne dans la poitrine : il faut bien laisser le temps au liquide de bifurquer subtilement vers l’œsophage. « Très bien. » Isley ; que me fais-tu là ? Ce n’est pourtant pas bien ton genre de faire dans l’acte irréfléchi. « Immédiatement. » Cela laisse — problématiquement — penser que quelque chose de mauvais est arrivé : peut-être est-elle blessée ? au bord de la mort ? Personne n’a le droit de toucher au moindre de ses cheveux. L’essoufflement du héraut me laisse me figurer tout et n’importe quoi.
Kof kof. Kof kof.
Mais en même temps, il ne semble pas inquiété pour deux Caelis. Pourquoi ne donne t-il pas plus de détails ?
Stop. Contenons-nous. « Vous pouvez disposer ; je me rends de ce pas à l’endroit prévu. » en priant pour que l’affaire ne soit pas critique. Heureusement que Orane est présente à mes côtés pour s’occuper de Carla sinon je serais dans l’embarras.

Le temps de me munir du nécessaire et j’accours.

Comme tout un chacun, je ne suis pas friand des départs précipités et ma tenue témoigne encore plus de l’empressement. Un simple pull noir à col roulé en jersey — qui laisse paraître la musculature, pour cette fois —, ainsi que la paire de gants et un jean noir.


Tagada !
tagada ! tagada ! tagada ! tagada !


Bucéphale à la robe crème ; fier destrier du haut de son mètre soixante-sept et de ses neuf hivers. Souvenir de l’armée.
Tagada ! Tagada ! Tagada ! Tagada !
Le sol en vient à trembler sous les coups éperdus des fers.
Tagada ! Tagada ! Tagada ! Tagada !
« Allez Erion ! Plus vite ! » hennissements. Sois aussi vivace que tu le peux : la vie de la dirigeante de Caelum est peut-être en danger. Une amie très chère à mes yeux, si ce n’est la seule. « Plus vite ! » ma mâchoire se serre à cette pensée. Elle est de ceux et celles qui me raccrochent à ma vie passée, qui me rapprochent douloureusement d’elle. Rien ne doit lui arriver. Rien. Je me l’interdis.
Tagada ! Tagada ! Tagada ! Tagada !


Les paysages se succèdent et nous approchons.
C’est par ici.

Ralentissons. « Isley ! » mais où est-elle ? Regards à gauche et à droite. Personne. Mes mains montent sur les rênes et font progressivement stopper le coursier. « Isley ! » toujours pas de réponse. Je descends donc et enjoins à l’animal de rester ici, caresses sur le flanc à l’appui. Suite à quoi, je m’enfonce un peu plus jusqu’à arriver à l’entrée de la caverne et apercevoir une tignasse d’un rose reconnaissable entre tous. Elle est là, à flâner, visiblement encore en possession de ses jambettes. « Isley ! » c’est l’émotion qui parle avant tout. Elle est entière, nom de Dieu ! J’accélère un peu le pas vers elle avant de la saisir par les épaules et de la retourner. « Est-ce que tout va bien ? » je l’inspecte du regard de la tête aux pieds et ne constate rien d’anormal : pas de blessure suintante, pas la moindre égratignure, pas de vêtement déchiré. Quel soulagement. Ces grands yeux verts. Depuis quand ne nous sommes-nous pas vus ? J’ai l’impression que ça fait une éternité. Je desserre la pression exercée sur son corps et la lâche.

La tension retombe.

« Pourquoi m’as-tu fait appeler si tu te portes comme un charme ? » plissement de l’œil. Tout le monde semble plus ou moins apprécier me faire tourner en bourrique ces derniers jours : un effet de mode ? « D’ailleurs, que fais-tu ici ? Tu sais combien il est dangereux de traîner dans la caverne, d’autant plus lorsque l’on est seul. » nous aurions l’air bien avec le cadavre de la dirigeante entre les pattes, vraiment. Mes bras se croisent et mon air se fait on ne peut plus sérieux : non, je n’avouerais pas que j’ai frôlé l’arrêt cardiaque.


Isley ;
15/4/2018, 10:15

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Galahad & Isley

   
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Avoue le, tu étais certaine de sa présence. Or, sa rapidité fut tout de même une surprise à ton égard. Tu te laissas quelque peu surprendre, quand Galahad vint à te saisir par les épaules. Ton regard se figea, quelques instants sur lui, détaillant chaque trait de son visage. Peut-être, aurais-tu dû faire les choses avec plus de finesse, donner plus de détails à ton messager, pour lui signaler qu'il n'y avait aucune détresse ? Rien de préoccupant, ne valant la peine qu'il vienne te rejoindre à vive allure ? Oui... Tu aurais pu... Mais non. Tu es quelque peu sournoise Isley, et parfois même, sans réellement t'en rendre compte. Ton but premier n'était en rien d'alarmer ton ami, et de lui faire payer les frais de ton insouciance. Or, t'en rends tu véritablement compte ? Jeune femme, tu ne penses pas que d'autres puissent se tracasser pour toi, mais il le faut bien. Puisque, que tu n'es pas en capacité de le faire pour ta propre personne. Nul ne peut nier ton petit coté frivole, et c'est bien ce qui doit inquiéter ceux qui sont chargés de ta protection. Il faut dire que pour cela, tu as de quoi leur donner des cheveux blancs bien avant l'âge. " Seule ? Puisque tu es là, je ne le suis plus, il n'y a donc aucun risque. N'est-ce pas ?" Léger clin d’œil à son encontre. Petite maligne, tu étais certaine qu'il viendrait te rejoindre, et n'avais donc jamais eu à t'en faire de ta requête. Ton visage se souligna par un petit sourire au coin de tes lèvres, à la fois sournois, et reconnaissant de la venue de ton ami.    

L'une de tes mains vint doucement s'élever, pour venir tapoter d'une pichenette, le front de Galahad. " Idiot, dois-je réellement être en difficulté pour demander ta présence ? Si tel est le cas, je vais devoir à en venir à me mutiler plus souvent." Un regard faussement sérieux, une position maintenue avec tes mains placées à présent sur tes hanches. Tu laissas enfin place à un petit rire amusé pour démontrer l'absurdité de tes paroles. Évidement, tu n'y pensais pas. Parfois Isley, ton humour peut glacer le sang. Tes mains vinrent se joindre dans ton dos, commençant à détailler une ronde autour de Galahad. Tu ne peux nier, être heureuse de sa venue. Oui, cela faisait un petit moment que tu ne l'avais pas vu, et cela te raviver. Il en était assez, que vos rencontres se fassent toujours de manière officielle, lui en tant que médecin, et toi en tant que patiente ou dirigeante. Tu voulais sortir de cette routine, et le retrouver, pour une toute autre attente. Tu étais touchée qu'il soit venu, touchée qu'il puisse de même s'inquiéter pour toi. " Ne te fâche pas Galahad. Je savais que tu répondrais présent à ma requête, je ne suis pas venue ici de manière inconsciente. Il fallait que je vienne voir cet endroit par moi-même, j'en ai assez entendu parler. Et puis..." De nouveau, ton corps se figea face à celui de ton ami, ton petit sourire sournois, laissa place à un plus franc et sincère. " Si je t'ai fait venir, ce n'est pas pour me chaperonner. J'avais envie de partager un moment avec toi, sans qu'il n'y est une manière officielle là-dedans. Comme cela pouvait l'être avant... Tu es d'accord ?" Ton regard se tourna vers la continuité de la caverne, engagea ainsi, ton ami à te suivre dans cette aventure.  

Un retour en arrière s'engagea dans ton esprit. Néanmoins, tu voulais savoir ce qu'il en était pour lui. Oui, tu voulais savoir comment il allait, car cela t’importa beaucoup. Galahad, était, et est une personne qui prend beaucoup de place dans tes proches. Peut-être plus qu'il ne peut l'imaginer, certes, tu n'as pas pris beaucoup le temps de le voir ces temps-ci, chacun à ses occupations. Cependant, ton but n'était en rien de lui forcer la main, contrairement aux apparences.

   
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Cornaline
18/4/2018, 18:09

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Isleygalahad

Un ami est celui qui parle avec toute la sincérité et la franchise que l'amitié véritable requiert.

« (...) Je savais que tu répondrais présent à ma requête, (...) Il fallait que je vienne voir cet endroit par moi-même, j’en ai assez entendu parler. »

Sais-tu que je ne peux pas me libérer comme bon me semble ? que je ne peux pas décider de fermer les portes de mon cabinet pour une béate « envie de », une simple « curiosité » ? Quasi-suicidaire, de surcroît. Ta requête. Ma venue. Parlons-en de ma venue. Le fait que je sois présent — et que je m’ajoute à toi — ne garantie en rien une sûreté à cent pour cent, loin de là même : je ne suis pas infaillible — et toi non plus, d’ailleurs —, Isley. La vie n’est pas un long fleuve tranquille (je pensais pourtant que tu le savais, du haut de ton statut) et ni tes clins d’œil enfantins, ni tes gestes puérils y changeront quoi que ce soit. Le silence est de mise.

« Si je t’ai fait venir, ce n’est pas pour me chaperonner. J’avais envie de partager un moment avec toi, sans qu’il n’y ait une manière officielle là-dedans. Comme cela pouvait l’être avant... »

Cet ascenseur émotionnel.
« Comme cela pouvait l’être avant. »
Cherches-tu à faire dans la charge affective ?
« Comme cela pouvait l’être avant. »
Avant. Ce n’était pas pareil avant, en effet. La situation n’était pas la même non plus. Elle manque à l’appel. Naissance mortifère. Quel bonheur contrasté. Images sitôt plaisantes, sitôt morbides qui viennent à l’esprit. Il y avait la joie sur ses lèvres, le bonheur de partager des moments avec son amie, Isley. Ce sourire si pur, jamais je ne l’oublierais. Agacement. La dirigeante a quelques mimiques semblables : comme si je ne pouvais m’empêcher d’effectuer des comparaisons. Le cerveau et ses multiples facettes.
« Comme cela pouvait l’être avant. »
Il y avait l’amour sur ses lippes ; ces petits bijoux rosés. Ses baisers étaient sans pareils.
« Comme cela pouvait l’être avant. »
Il y avait les perles humides dans ses yeux. Douloureux constat. Et puis son corps sans vie. Son minois déformé par la douleur, crispé ; yeux exorbités. Plissement de l’œil. Ça suffit.

Incroyable de voir les chemins sur lesquels l’encéphale peut nous mener en à peine dix secondes, pas vrai ?

Sa voix.

« Tu es d’accord ? » j’ai promis Isley ; j’ai promis à Elise de veiller sur toi et Carla. Mais aussi officieuse soit cette rencontre, tu aurais tout de même pu choisir un autre lieu, un endroit plus sain. Elle n’approuverait pas. Néanmoins, c’est inconcevable pour moi de te laisser t’enfoncer seule dans l’anfractuosité qu’est cet antre. « Très bien. Allons-y. » je m'engage sur le chemin sans même lui adresser un regard. Toi et tes idées, Isley... « Eh bien, tu viens ? ne me dis pas que tu as changé d’avis, ça pourrait en devenir vexant.

Plip-plop. Plip-plop. Plip-plop. Plip-plop.


Le silence volontaire et sans flânerie me permet de me rendre — enfin — compte du brouhaha que fait la cascade. Mon attention se fixe sur les parois de la caverne : la végétation est là, accrochée. Le lierre grimpant a fait son nid à un endroit bien précis tandis que la mauvaise herbe s’étend visiblement jusqu’au fond. Hum. Les dires qui circulent sur ce site ne sont pas que des affabulations : j'en ai ramassé plus d’uns qui espéraient avoir des réponses mais qui n’ont gagné que le droit de se voir amputés d’un membre ou deux. Les paroles du dernier patient en date à avoir osé franchir la limite résonnent dans ma tête.
« Les voix docteur, j’ai entendu des voix effrayantes et mon corps n’en faisait qu’à sa tête : je n’arrivais pas à reculer. J’ai été attiré dans le fond de la caverne. C’est le Mal qui réside là-dedans docteur, le Mal ! »
« Les voix » m’a-t-il dit. « Que sais-tu très précisément de ce lieu ? » en tant que dirigeante de Caelum tu dois bien détenir des dossiers, non ?

Blong - Bling. Blong - Bling. Blong - Bling


A peine ma phrase est-elle achevée que trois cliquetis se font entendre. Bruits métalliques désagréables qui dissonent d’avec les clapotis de l’eau.

Plip-plop. Plip-plop. Plip-plop. Plip-plop.



Isley ;
19/4/2018, 11:01

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Galahad & Isley

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« Très bien. Allons-y. » Une réponse brève, courte, quelque peu dérangeante dans ton esprit. A quoi pouvais-tu t'attendre Isley ? Qu'il te saute dans les bras, d'impatience et de trépignement en sachant très bien où cette escapade allait vous mener ? Galahad était réfléchi, et tu devrais l'être tout autant. Pourtant, ta capacité à discerner les choses est, habituellement, toute aussi soigneuse que la sienne. Durant quelques instants, ton regard se captiva sur l'homme face à toi, s'éloignant au fur et à mesure de son avancée. Tu ne bougeas pas, tes jambes restèrent fixées au sol, et ton intention à présent quelque peu volage. L'une de tes mains vint frôler l'intérieur de la ceinture marronné que tu avais autour de la taille, dans la capacité de te rassurer. Évidement, tu n'étais pas venue sans rien, ayant emporté avec toi, les deux Kunais forgés par les plus grands soins. Leurs lames tranchantes, t'ont toujours sorti de situations complexes. Cela étant, confondu avec tes techniques de combat apprivoisées depuis ton enfance. « Eh bien, tu viens ? » Trouve une issue à tes pensées Isley, tu ne peux te laisser embrumer, pas maintenant que ton ami se trouve à tes côtés. Sans dire un mot, tu relevas le regard, et arpentas à ton tour la continuité de la caverne. Depuis que tu étais rentré ici, il y avait ce bourdonnement incessant dans ton esprit. Tu as pourtant tenté, de ne rien laisser paraître devant Galahad, comme si tout pouvait être cohérent. Un bourdonnement, qui à mesure de votre cheminement, devant plus audible. Des murmures, des voix intérieurs, difficilement différentiable de la tienne. Pourtant, tu déambulas aux côtés de ton ami, comme si tout pouvait être normal, et cohérent à la situation.        

« Que sais-tu très précisément de ce lieu ? » Un rappel à l'ordre se créa automatiquement dans ton esprit. Mais oui Isley, que sais-tu de ce lieu ? Toi, qui affirmes ne jamais avoir mis les pieds dans cet environnement. Automatique, ton regard se dirigea vers le prolongement de la caverne, avant qu'un bruit étrange ne se fasse entendre. Or, rien ne semblait te mettre en alerte, ou bien même sur tes gardes. Ce son, résonnait pour toi, comme une annotation familière. L'une de tes mains se posa sur ton oreille, et ferma doucement les yeux. Une confiance s'émana de toi, oui... Ils te disaient de ne pas t'en faire, alors, tu les écoutes, ces petites voix t'incitant à continuer. « Ce que je sais... À vrai dire, je sais que la pluspart des personnes qui rentrent ici, n'en ressortent pas. Et pour ceux qui y parviennent... Ils ne sont plus tout à fait eux-mêmes. » Te dressant face à lui, affichant sur tes lèvres, un sourire franc et sincère, tu souhaitais le laisser en confiance. Oui, ne pas lui laisser le temps de se concentrer sur ce qu'il venait d'entendre. Car il l'avait entendu, il était tout aussi, voire plus, scrupuleux que toi sur ce qui vous entours. Lui faisant volte face, tu continuas ton avancée, sans te soucier des parois qui semblaient s'abattre sur vous de leur hauteur. « Il faut que je t'avoue Galahad, ce n'est pas la première fois que je viens ici. » Sur ces mots, tu sortis de l'embouchure que vous avez empruntée, et lui présenta une cavité de la caverne.        

L'espace était plutôt grand, et peu sombre malgré tout. La hauteur, très élevée à présent, laissée paraître des trous de lumière permettant de se repérer aisément. Il y avait une végétation, quelque peu différente de celle que l'on peut trouver à l'extérieur, mais ça, paraissait logique. De longs filets d'eau coulés le long des parois, sûrement sur la continuité de la cascade. Tombant, filant vers une étendue d'eau se trouvant dans le fond de la cavité. Il y avait aussi, des crevasses, dont la profondeur n'était pas discernables à l’œil nu. Il n'était pas préférable de se laisser tomber dedans, aux risques de ne plus pouvoir retrouver la surface. D'autres chemins semblaient emmener plus en profondeur de la caverne, oui, ils n'étaient pas rendus au bout. Certains, y sont-ils réellement parvenus ?    

De nouveau, le son se fit entendre, tel un échos. Encore une fois, tu n'y prêtas pas attention. Te contentant d'avancer à reculons pour regarder fixement Galahad. « Elise n'aurait surement pas souhaité que tu viennes, laissant ainsi ta fille. Penses tu toujours à elle? » Voilà, tu commençais à frapper là, où ça pouvait faire mal. Tu le savais, mais ne semblais pas réellement t'en rendre compte. Tu voulais lui faire penser à elle, lui faire oublier, ce qu'il pouvait se passer autour de vous... Lui faire perdre ses repères, et ses gardes. Ton esprit était embrumé par ces voix, ces consonances pourtant agréables, mais ne te laissant plus maître de tes propres pensées. Tu eus pourtant, quelques secondes de discernement. Te figeant sur place, à quelques mètres de Galahad. Un instant, tes mains vinrent se poser sur tes tempes, tentant de chasser ces voix qui commençaient à se faire nombreuses. Ton sourire s’effaça, prenant un ton plus sérieux. « Pourquoi as-tu accepté de venir ? Par acquis de conscience ? » Cette dernière phrase, était dictée de manière contraire à ton air impassible. Le ton donné, apporta une sorte de reproche. Tu lui en voulais... Oui, tu lui en voulais d'être venu ici. Isley, c'est pourtant bien toi qui le lui as demandé ! Comment peux-tu à présent le blâmer ?    


   
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Cornaline
23/4/2018, 03:17

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Isleygalahad

Un ami est celui qui parle avec toute la sincérité et la franchise que l'amitié véritable requiert.

Elle manque étrangement de réactivité.

« Galahad. »
tais-toi. « (...) la plupart des personnes qui rentrent ici, n’en ressortent pas (...) ceux qui y parviennent (...) ne sont plus tout à fait eux-mêmes. » tu ne m’apportes pas plus de détails, Isley ? c’est donc là tout ce que tu sais de la caverne ? Comme je peine à te croire. Mais le constat est encore plus effroyable et tu viens toi-même de signer notre « mort » : visiblement, soit nous y restons, soit nous changeons. Isley, qu’est-ce qu — « Il faut que je t’avoue Galahad, ce n’est pas la première fois que je viens ici. » qu’est-ce... que tu viens de dire ? Cette information inopinée amorce une petite alarme dans mon crâne. Plissement de l’œil. Pas la première fois. Je me fixe et l’observe, elle, qui continue sa déambulation.
« Galahad. »
Il y a quelque chose de pesant, de malsain qui s’est installé : l’atmosphère a changée du tout au tout. Ce n’est pas bon. « Nous ferions mieux de rebrousser chemin. » elle n’entend pas ou quoi ? « Maintenant. »

Dire que je ne suis pas inquiet serait mentir.
Il faudrait être fou pour ne pas l’être.

Blong - Bling. Blong - Bling. Blong - Bling


Non. Elle manque prodigalement de réactivité.

Blong - Bling. Blong - Bling. Blong - Bling


Rien ne sert pour autant de la faire soubresauter : il ne faudrait pas qu’elle mette le pied dans l’un de ces puits sans fond. « Isley, regarde où tu mets les pieds. » première sommation. Bon Dieu, sois prudente un peu ! « Elise n’aurait surement pas souhaité que tu viennes, laissant ainsi ta fille. Penses-tu toujours à elle ? » pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu abordes ce sujet, là, tout de suite ? « Regarde où tu mets les pieds. » deuxième sommation. Mâchoire et poings qui se serrent. Elise. J’ai beau tenter de faire le sourd face à son interrogation, je n’y parviens qu'à moitié.
« Galahad. »
Carla. Je n’ai pas beaucoup de temps à lui consacrer depuis quelques jours. Un emploi chronophage et ses à-côtés.
« Tu es un très mauvais père. »
rire nerveux. « C’est terminé. Rentrons. » c’est la dernière fois que je le dis aussi calmement, sois-en consciente. Je ne suis pas ton père, c’est vrai, mais il va pourtant falloir que tu m’écoutes attentivement.

« Pourquoi as-tu accepté de venir ? Par acquis de conscience ? » ce ton ne te sied guère ; sont-ce des reproches que tu me fais là ? « Je n’ai fait que répondre à ta pseudo-invitation, Isley ; mais penses-tu que c’est vraiment le moment de poser ce genre de questions ? » pause. « Qu’attends-tu au juste comme réponse ? » la méfiance face à son étrange comportement prend le pas. « Penses-tu seulement qu’il faille philosopher alors que tu es à l’ouest et dans l’inconscience la plus totale ? Bon sang, reprends tes esprits ! » nous n’avons pourtant pas l’habitude de nous parler de cette manière ; pas vrai ? Le pire dans cette histoire, c’est que dans la précipitation, j’ai omis de prendre une arme.

Blong - Bling. Blong - Bling. Blong - Bling


« Et ne me fais pas croire... » mon regard se fait plus perçant qu’à l'accoutumé. « ... que tu n’entends pas ces bruits qui nous entourent depuis tout à l’heure. » je ne peux compter que sur son bon sens pour le moment (en espérant qu’elle puisse encore y faire quelque chose). À moins que ce ne soit que dans ma tête ? Ma main gantée droite se tend vers elle : trois mètres environ nous séparent actuellement.
« Galahad. »
« Ne les laisse pas te changer davantage. »
« Galahad. »
... sans quoi, nous serions tous les deux perdus. « Attrape ma main et partons. » la frange vient « cacher » le valide et je me mets — avec plus ou moins de suspicion et sans réel atout de défense en cas de dérapage — en marche vers elle : s’il faut en arriver à la porter pour la faire sortir d’ici, je n’hésiterais pas une seule seconde. « Ne m’obligez pas à vous faire la révérence, Votre Majesté. » ironie à la clef : une façon de bien lui faire entendre que je ne suis que très peu enclin à ce genre de pratiques et que ma patience a ses limites, et ce, même avec les personnes qui me sont proches.


Isley ;
24/4/2018, 12:07

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Galahad & Isley

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Oui Galahad, elle t'entendait. Elle entendait tes sommations, et ce, malgré son manque de discernement. Non Isley, tu ne fais pas la sourde oreille, tu l'écoutes, et tente de faire paraître la voix de ton ami, au plus haut que celles que tu entends. Mais partir d'ici, ne sera pas la solution. Au fond, tu le savais, tu en avais fait l'expérience... Depuis ta dernière venue ici, ton esprit était hanté par ces murmures, ils avaient atteint le plus profond de toi, touchant une corde sensible à ton âme. Non, tu seras toujours tentée d'y revenir, de les réentendre de nouveau. D'un certain sens, tu avais laissé une partie de toi dans cette caverne, une partie que tu souhaitais récupérer. Ne les laisse pas te changer. Le son de la voix de ton ami, résonne à même titre que les autres. Mais tu parvins tout de même à faire la différence, à la faire passer avant les autres. Quand est-il de ta propre voix Isley ? Es-tu réellement perdue de l'intérieur ? « Je me sens prisonnière de ces pensées... Qui ne sont pas les miennes. » Reste sur tes gares Galahad. C'est ainsi que tu voulais qu'il interprète tes paroles. « Il est comme les autres, Isley. » Comme les autres, comme touts... Crois-tu réellement avoir la capacité de posséder des amis qui puissent t'apprécier pour ce que tu es ? Sois réaliste Isley, il n'y a qu'un jeu d’intérêt dans tout cela. Des trahisons, des tromperies, de manipulations... Ho oui, tu en as rencontré. Tu n'as pourtant jamais perdu espoir d'avoir des personnes de réelles confiances, malgré ceux qui ont attendu que tu tournes le dos. Cet aspect de ton statut, ta grand-mère t'avais pourtant mise en garde. Tu te devais de faire la part des choses... Mais de ne pas t'isoler. « Tu as fait le premier pas en l'emmenant ici Isley. Il faut que tu te protèges... Que tu te protèges de lui, et des autres par la suite. » Si cela peut te rassurer Galahad, tu ne seras pas le dernier témoin de sa folie.    

Oui, il va lui aussi user de ta confiance, comme le dernier qui t'a emmené ici, attendant que tu tournes le dos pour tenter heurter dans une chute mortelle. De peu, tu seras parvenue à le maîtriser, mais les choses ne se sont pas passées sans incident. Tu as pourtant tenté de le rattraper dans sa chute, et son regard, lors de sa prise de conscience t'a frappé de pleins cœur. Ces à ce moment, que ces voix en commençaient à se faire entendre en toi, profitant de ce moment de faiblesse, de cette fragilité face à cette trahison dont tu as échappé de peu. Tu as pourtant tenté d'y résister, ho oui Isley, tu as lutté contre cette brume s'emparant de ton âme. L'intention de te mener ici n'était peut-être celle que tu crois... Probablement, devais-tu être ici pour te faire prisonnière de toi-même.    

Docilement, tu commenças à tendre la main vers celui qui te l'offrait. Ton corps se laissa porter par cet engouement et s'avança vers lui, gardant toutefois une certaine perplexité. « Ne te laisse pas avoir, pas encore. » Ton regard s'exalta de nouveau vers Galahad, te figeant sur cette image. Tes pupilles se dilatèrent, ce n'était plus lui face à toi. Non, c'était celui qui t'avait emmené ici pour la première fois. Au fond, c'est probablement pour cela que tu l'as fait venir... Jamais tu ne pourrais accepter une traîtrise de sa part, jamais tu ne t'en remettrais. Alors, tu ne devais lui laisser le temps d'agir, de te blesser Isley. C'est ça ?  

Baissant le regard, tu te détournas de lui, avançant tranquillement vers l'une des failles sans fond. « C'est ici qu'il est tombé. J'ai tenté de le rattraper, j'ai tout essayé... j'ai échoué. J'ai été stupide de vouloir agir ainsi, dans la mesure où son intention était que les choses se passent à l'inverse. Combien de temps doit-il se passer avant que ce ne soit toi qui ai ce rôle. Cette caverne, ces voix... Elles m'ont simplement aidé à comprendre. A ouvrir les yeux, écoute les toi aussi.» « Fais le Isley. » Durant ton monologue, l'une de tes mains est venue à attraper l'une des Kunais de ta ceinture, le maintenant fermement, lame vers l'extérieur. Tu détournas ta tête vers lui, et d'un geste vif, visa entre les deux yeux. Diversion que tu lui offrais ne connaissant que trop bien sa vivacité, tu profiteras qu'il se concentre sur l'arme pour tenter de lui assener un poing dans la poitrine.  


 
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Cornaline
29/4/2018, 00:23

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Isleygalahad

Un ami est celui qui parle avec toute la sincérité et la franchise que l'amitié véritable requiert.

Surprise.

Il y a le kunaï.
« Galahad, attention ! »
Elise ?! Et puis l’horion au plexus ; le coup de grâce.
Pim !
Prunelles écarquillées, mirettes de mouton.  « ... » force est de constater que les bons vieux réflexes des années antérieures ne sont plus là. Qu’en est-il de cette époque où briser ta défense était quasi-impossible, Galahad ? Rare sont ceux qui peuvent se vanter de l'avoir touché au combat et encore moins aussi solidement. Comme quoi, consacrer son temps à aider les autres n’a pas que de bons côtés : on s’oublie, on se néglige. Je suis désolé. Le coup au foie est l’un des plus efficaces et pervers s’il n’est pas amorti : il suffit de trois secondes pour que la douleur arrive à son apogée et de cinq pour faire plier un homme — aussi bien bâti soit-il —. Grimace. C’est également celui qui pardonne le moins, tant il est paralysant. Tout n’est que question de précision pour l’attaquant : le moins que l’on puisse dire c’est que Isley a de la maîtrise derrière elle, elle excelle dans les arts-martiaux. Une géhenne belle à pleurer. Désolé de ne pas avoir été présent à temps. Le corps se plie et s’affaisse à même l’agrégat.  « Isl... » désolé de ne pas avoir su être là au bon moment.

Comme il est difficile de respirer. Le diaphragme est spasmé et des soubresauts agitent le bout de mes doigts sans que je puisse y faire quoi que ce soit. C’est donc ainsi ; tu comptes finir pitoyablement agenouillé et plié en deux devant la dirigeante de Caelum ? Carla.
Galahad, relève-toi.
Je n’y arrive pas. Très mauvaise idée que de laisser transparaître une faiblesse, mais je ne suis pas un surhomme, à ce que j’en sache.
« Où sont donc passées tes lettres de noblesse ? Sois fort mon amour. »
elles sont loin ; tellement loin depuis que tu es partie, Elise. Les gémissements de douleur se multiplient : on ne parle alors non plus de respiration, mais de « ahans » J’ai failli à la protéger, elle aussi. Genoux et poings se retrouvent au sol. Est-il humain dans une situation pareille de penser à la mort ? Carla. Sueurs.

« Tout va bien se passer. »


Je redresse la tête pour regarder l’assaillante. Cette agresseuse involontaire. Mon offenseuse. La mâchoire se serre un peu plus et ces mêmes poings gantés qui serrent le terreau — depuis quinze bonnes secondes maintenant — se détendent lentement. Rictus malvenu sur le minois. « Isley. » J’ai bien vu de quoi tu es capable ; maintenant on arrête les billevesées. Tu as abusé de ma crédulité, mais c’est fini. Un rire nerveux s'échappe de la commissure de mes lèvres tandis que je me redresse lentement, très lentement : l’angor s’efface progressivement mais promet de laisser quelques séquelles. À quand le prochain coup ? Je m’étonne qu’aucun autre ne soit venu se fourrer entre nous d’ailleurs. Il n’est pas convenu de lui laisser cette opportunité. Pas encore.

Je prends une impulsion et la propulse vers l’avant, entourée de mes bras. Je serre ; assez au moins pour l’immobiliser l’espace de quelques secondes. Nous roulons et voilà que je me retrouve au-dessus d’elle, fureur évidente dans ce qu’il reste de mes yeux. Je bloque ses bras au niveau du radius et prends une profonde respiration, emprisonnant ses jambes entre les miennes par la même occasion. Douleur. Si une côte n’est pas à minima fêlée, j’aurais de la chance. « Je... ne t’en veux pas. » je n’ai pas le droit de lui en vouloir pour la simple et bonne raison qu’elle n’est pas maître de ses pensées. Pour la connaître depuis bien des années, je n’ai jamais vu cette expression si malsaine lui tirailler le visage. « Nous allons trouver une solution... mais... » sueur. « ... je ne peux pas te laisser continuer, Isley. » continuant de la tenir fermement contre le sol, je penche doucereusement la tête pour arriver au niveau de son oreille et lui murmurer certaines choses. « Quand Elise est partie — Oui, quand elle est partie... Elle m’a fait lui promettre de ne pas te laisser seule face au danger, de demeurer à tes côtés, de te protéger jusqu’à mon dernier souffle. » alors ne t’aventures pas dans de tels lieux sans que j’en sois avisé, idiote. Respiration. « Elle tenait à toi à tel point qu’elle aurait donné sa vie pour préserver la tienne. Il suffisait que tu présentes les premiers symptômes d’un simple rhume pour qu’elle s’en fasse tout un monde : son premier réflexe était alors de m’envoyer pour vérifier que tu te remettais correctement. Oui. En dehors de nos rencontres officielles, j’ai passé bien du temps à t’observer sous sa demande. J’ai sacrifié de nôtre temps pour rassurer Elise et veiller à ton rétablissement. » je desserre un peu ma poigne sans pour autant la lâcher. « Si j’ai fait tout ça, ce n’est pas uniquement pour ses beaux yeux, mais aussi parce que son inquiétude déteignait maladivement sur moi et que... » ouvre bien tes esgourdes parce que je ne compte pas le répéter. « ... outre le fait que tu sois dirigeante, j’ai appris à m’attacher à toi. »

Mon regard se fait à nouveau perçant. « Alors ne t’avise pas de me prendre à nouveau pour un traître, ni même à le penser — aussi embrumées tes pensées soient-elles. » mon front se pose tout contre son épaule droite. « Je suis incapable de te rendre les coups. » non seulement parce que je suis blessé, mais aussi parce que c’est hors de mes principes et que ça mettrait en quelque sorte un terme à ma promesse. « Reprends tes esprits... tant que tu le peux. Ou bien reprends tes coups et mets fin à mes souffrances. Mais ne me demande pas l’impossible. »


Isley ;
30/4/2018, 12:37

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Au son de l'eau
Ft Galahad & Isley

Cet homme à terre, n'est autre que le porteur de tes méfaits, la victime de ta propre folie. Te rends-tu seulement compte Isley, du mal que tu procures ?! Tant bien corporellement, qu'intimement. Toi, qui à ce moment même le regardes du haut de ta position sur lui, de tes prunelles vides et inexpressives. Contrairement à ce que pourrais exiger la situation, tu n’éprouvas aucun plaisir à le voir ainsi, aucune satisfaction de ton action. Non. Ton poignet se secoua doucement, soumit à une douleur causée par l'impact qui fut des plus violents. Cette image, te renvoya la tienne de manière foudroyante. Oui Isley, il n'y a que peu de temps, c'est toi qui te trouvas suppliante devant celui que tu pensais être un intime. Mais tes implorations ne firent jamais écho, t'obligeant à rétorquer contre ses assauts. « Persévère Isley, ne lui laisse pas le temps de reprendre son souffle. » A ta merci, il l'était totalement. « Gala... » Léger flottement de ta chevelure, suivant le mouvement de ta tête. L'entendre ainsi suffoquer, sembler éveiller quelque chose en toi. Tu commençais donc à te battre Isley, une légère apparition de ce que tu pouvais être tente de refaire surface. Écoute ton cœur, qui lui te prit de lui venir en aide, il voulait que tu le protèges... Le protéger, de toi-même. Mais ton esprit, qui n'est plus maître de tes pensées, s’embrume et se perd. Tu étais désorientée, ton corps ne parvenait plus à obéir à ces ordres allant à l'encontre de ton ami.

Pourtant, lorsqu'il se releva pour te faire de nouveau face. Ton corps eut le réflexe de vouloir se remettre en attaque, bien que tes cris intérieurs ne pouvaient contrôler. Mais tu ne t'attendais pas, à cette embûche qu'il te tendit. Sentant ton corps se faire happer par l’impulsion de ton martyr. Tes paupières eurent l'instinct de se fermer, et ton corps de se raidir. Te sentant ainsi tomber sur le sol, lâchant un râle de tes lèvres par la stupeur. Au sol, il te bloqua de tout son corps. Tu pouvais tenter de t'en dégager, mais sa poigne se fit plus certaine que la tienne. Tes poings tentèrent de se libérer, tes dents se serrèrent, et ton regard se durcit. Ne la lâche pas Galahad, elle ne te laisserait, ce coup-ci, plus le temps de te relever. Pas deux fois. Toutes les voix firent écho dans ta tête, te motivant à te relever, à te défendre et le dégager. « Je... ne t’en veux pas. » Cette phrase, fit alors taire toutes les autres. Tes pulsions veinent pour te dégager, se calmèrent. Tes doigts qui jusqu'à présent, étaient pressés contre tes paumes, s'adoucirent. Ses paroles, oui, car maintenant, ce sont les siennes qui tournent dans ton esprit. Le dénouant ainsi, doucement, sans forcer les choses. Ton regard par delas son épaule, tu fermas doucement tes paupières pour re-songer à celle, qui au part-avant, était votre lien unique. Je suis désolée.... Quelle douleur que de sentir ainsi ta gorge se nouer, que de savoir que tout ton propre corps, t'avait trahit, toi et tes proches. Tu ne savais pas Ilsey, tu n'avais aucune connaissance de tout cela... Je suis désolée....

« ... Outre le fait que tu sois dirigeante, j’ai appris à m’attacher à toi. » Relâchement de tes membres. Tes pupilles tentèrent alors, de croiser celle de ton ami. Si toi, tu n'y étais pas parvenu, lui avait aboutit à balayer toutes les voix. L'expression renaissait dans ton regard, ta poitrine se souleva doucement, de manière apaisée. Tes pulsions s'étaient éteintes... Oui, tu étais redevenue celle que tu as toujours été. Je suis désolée.... Lorsque tu sentis sa tête reposer contre ton épaule, tu le sentis vulnérable, s'offrant ainsi, a ta propre décision des choses. Tu avais mal, ho oui, très mal. Toutes ses paroles, étaient parvenues à transpercer cette carapace qui tu t'étais forgée autour de ton cœur, pour l'atteindre en pleins centre. Il avait raison... Comment a t-elle pu ainsi douter de lui ? Douter de tout ce qui avait été construit bien avant cela ? Comment as-tu pu Ilsey, ainsi t'être laissé sombrer...

Avec douceur, tu parvins à glisser ton bras droit, hors de la pression de Galahad. Ta main glissa doucement, hésitante, sur sa nuque, pour se presser doucement contre le bas de sa tête, pour l'amener un peu plus à toi. Ta tête se tourna vers lui, enfouissant une partie de ton visage dans sa chevelure. Durant quelques instants, tu ne dis rien, tu ne le pouvais pas. Te contentant, de rester ainsi, le serrant doucement contre toi. Il y avait une confusion d'émotions en toi, alliant la peine, la joie, la haine contre ta propre personne. « Galahad. » Ta gorge se trouva tellement nouée, que ce premier son était tant dur pour toi à sortir. Ne pas se laisser submerger par les émotions. Il ne le fallait pas, il avait besoin de toi... Il avait besoin de te retrouver. « Je suis là. » Oui, tu es revenue, tu y es parvenue. Au fond de toi Ilsey, tu savais qu'il parviendrait à te secourir intérieurement. Inconsciemment, tu n'avais pas choisi ta "victime" au hasard. Son visage au moment de ton à-coup te revins en surface, te faisant alors presser un peu plus ton étreinte. Tu lui avais fait du mal... Tu l'as blessé... Toi. Si une autre personne l'avait fait sous ton regard, aussi pacifiste sois tu, tu lui aurais fait regretter son geste au plus haut point. Mais là Isley, c'était toi.  

« J'ai craint... Oui j'ai redouté de ne plus revoir ceux qui me sont chers. De ne plus te revoir. C'est là que j'ai compris ma faiblesse, et qu'elle m'a effrayé. Il y a beaucoup de choses que je suis capable de surmonter, mais pas celle-là... Je ne le peux pas. * Petit silence, souffle pressant, voix plus basse * Durant un instant, je me suis imaginée la situation avec toi face à moi. Si lui n'est pas parvenu à la fin de son œuvre, saches Galahad que toi, tu y parviendrais aisément. » Autant que toi, tu aurais pu à ce moment, retourner la situation contre lui. Ton corps frissonna un instant, t'imaginant ce qui serait arrivé, si tu n'étais pas parvenue à retrouver tes esprits. « Tu m'as aidé à comprendre... Carla, Elise...Toi, Galahad... Tu n'es  pas ma faiblesse. Mais bien au contraire, ma force. » Ton autre main se libéra, pour venir doucement effleurer le torse de son ami, plus particulièrement là où elle avait brisé son vœu. Voulant constater la souffrance et les dégâts qu'elle lui avait infligé. La seconde, se serra un peu plus dans sa chevelure, et ta tête s'enfouit au plus profond, comme pour tenter de se dissimuler. Cacher tes yeux brumeux. « Je suis désolée. »  




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Cornaline
1/5/2018, 02:28

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Isleygalahad

Un ami est celui qui parle avec toute la sincérité et la franchise que l'amitié véritable requiert.

Empoisonner. Égorger. Étrangler. Étouffer. Immoler. Poignarder. Savater.
Tant de possibilités qui s’offrent à Isley ; la grande Isley. Je crois en toi.
« Menteur. »
Je crois en la Isley bienveillante et raisonnable ; à cette même Isley à qui l'on a accordé le fait d’être marraine de Carla.
« Mensonges ! »
Pourtant, malgré moi, malgré ce loyalisme que je lui prête, je ne puis empêcher mon œil de se fermer et de demeurer attentif aux moindres froissements de tissus : de où va tomber le coup ? Certains y verront un homme lâche, un être sans once de vaillance, passif au possible ; mais j’ai mes principes et ─ bien que détestant plus que tous les promesses ─ j’entends les respecter. De plus, ce n’est pas son corps qui est corrompu, mais bien son esprit : son enveloppe charnelle n’a pas à en payer les frais. Elle n’est pas blâmable pour ce qu’elle est devenue ─ ou si peu. Sa seule erreur a été de faire confiance à un intime qui l’a trahie, sans doute lui-même tourmenté par les échos de cette caverne.
« Ce ne sont que des excuses. »
voix nasillarde.
« Elle tuera ton enfant. »
voilà qu’elles se multiplient et se mélangent maintenant.
« Les os de bambins sont si fragiles, tu le sais pourtant mieux que quiconque avec toutes ces recherches que tu fais... non ? »
tais-toi. Jamais elle n’agirait ainsi en étant elle-même ! Jamais elle ne ferait de mal à Carla ! Le seul coupable, c’est ce lieu qui confronte (de la pire façon qu’il soit) ses visiteurs à leurs plus profondes peurs.

Caresse et tendresse. « Je suis là. »
Pas de point de non-retour pour l’heure.

Je ne bouge pas pour autant, respirant le plus posément possible. Douleur. Elle explique le pourquoi du comment, se pourfend en excuses ; sa voix se fait fébrile et enrouée d’émotions : elle ne demande qu’à craquer, à expulser ce trop plein d’exaltation. « Chut, chut, chut... » cette douceur que l’on me prête si rarement ─ uniquement à ma fille ─ se manifeste : les démonstrations affectives, très peu pour moi, et ce, depuis ma plus tendre enfance. Mon index s’égare sur ses lippes, coupant court à toute tentative de prise de parole. Maintenant qu’elle est calme, je l’attire tout contre moi et m’empare de sa gestuelle : une main se perd au niveau de son dos tandis que l’autre se loge dans sa chevelure rosée, effleurant son crâne avec minutie, allant même jusqu’à replacer une mèche rebelle derrière son oreille. « Sois tranquille, tout va bien. » murmure. « Tout va bien. » son parfum m’embrume l’esprit trois secondes durant pour mieux me faire revenir sur terre. Qu’importent les coups et les douleurs pourvu qu’elle soit sauve. C’est tout ce qui compte à mes yeux, le reste est sans intérêt pour le moment. Ne dis plus un mot. La douceur de sa peau me fait penser à la sienne. « Pleure. Ni les murs, ni moi ne nous moquerons. Crois-moi. » il paraît que c’est dans chaque larme que la douleur s’en va ; que chacune de ces perles vaut de l’or. Tant que tu peux le faire, fais-le : ne tombe pas dans le même engrenage que moi. Baiser d’oiseau sur son front.

Je ne sais combien de temps se passe.

Il n’y a plus un bruit, plus même les cliquetis d'eau. Mon étreinte se fait légèrement plus crispée tant la comparaison précédente me chiffonne. Cette menotte qu’elle vient perdre au niveau de mon torse m’incommode quelque peu à cause de la douleur, mais je ne lui en touche pas mot. Elle a sa dose de culpabilité. Un soubresaut me trahit et, m’en rendant compte, je déplace l’indésirable sur l’épaule la plus proche. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète de quoi que ce soit et encore moins de ma santé. « Quittons cet endroit. » cette fois, inutile de tergiverser. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud.

Ni une, ni deux, je la fais basculer au-dessus de mon épaule droite ─ le côté non-atteint ─ et tient bien fermement ses jambes. Un vrai petit sac à pommes de terre. Je ne risque pas un tour de rein avec ses cinquante kilos toute mouillée, bien que soulever une « charge » ne soit pas préconisé vu l’état. Dans l’immédiat, je n’ai de toute façon plus mal ; autant profiter de l’accalmie. « Ne gesticule pas trop, tu pourrais chuter. » autant la mettre en garde : comme elle aura pu le voir, je suis loin d’être infaillible. « Et si tu me tombes dessus, je ne donne pas cher de ma peau, hum. » l’idéal est de détendre, de distraire. Je n’ai pas osé vérifier si elle pleurait, de peur de la mettre davantage dans l’embarras. « Oh. » j'ai omis un détail. Son kunaï. Hors de question de m’enfoncer à nouveau avec elle dans les tréfonds de cet enfer : nous y avons réchappé une fois, mais cette chance ne se présentera sans doute pas à nouveau. Je fais en sorte qu’elle touche le sol et qu’elle soit autonome. « Commence à marcher vers la plaine, je te rejoins. Tu devrais y trouver Erion. » pas le temps de lui adresser un regard que je repars dans le gouffre. Il ne doit pas être bien loin vu comme elle l’a lancé. C’est forcément quelque part ici. Aucune trace de l’arme. Un mouvement du coin de l’œil me force à tourner la caboche vers le fond. Elise.


***

Je reparais en dehors de la zone six bonnes minutes plus tard, le kunaï dans la main gauche. Il ne me faut pas longtemps pour rejoindre l’étendue, la distance n’est pas grande. « Isley ? » où est-elle passée ? Erion n’est pas dans les parages non plus, visiblement. « Hum. »


Isley ;
1/5/2018, 11:53

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Au son de l'eau
Ft Galahad & Isley


Il n'y a plus de dangers. Non. Tu es revenue Isley, te voilà de nouveau maître de ton corps, maître de tes pensées. Bien qu'elles soient encore un peu vague, non plus par l'écho des voix, mais par la confusion de tes actions. Qu'importe ce qu'il puisse te dire, tu ne peux échapper à tes remords. Ta voix tenta d'être assurée et posée, mais elle ne sortit que tressaillante. Tu aurais pu le tuer Isley, tu aurais pu lui faire encore plus de mal... Si tel avait été le cas, jamais aucun de vous deux, ne seraient sortie de cette grotte. Quand aurait-il été de la petite ? Orpheline, par ta propre faute. Non, il n'y aurait pas eu qu'une seule victime à déplorer dans cette histoire. Pourtant, la douce pression de sa main dans ton dos, et celle dans ta chevelure, chassa ces démons de ton esprit. Il ne t'en voulait pas, il ne le pouvait pas. C'est probablement étrange, mais d'un côté... Tu aurais préféré l'inverse. Étrange certes. Cela n'aurait toutefois été, qu'un juste retour des choses. « Tout va bien. » Non Galahad. Tout ne va pas bien. Isley c'était toujours promis, de veiller sur toi, de te redonner le sourire, ce sourire qu'elle aime tant voir, bien qu'il ne se fasse rare. Au lieu de cela, elle était devenue ta tortionnaire. Tes paupières se fermèrent doucement au contact de ses lèvres sur ton front, laissant ainsi échappé, une perle dévalant ta joue. Non. Tu ne voulais pas te laisser aller bien plus à tes émotions, pas ici, pas devant lui.  

Toutefois, il avait raison. Vous ne pouviez rester plus longuement en ce lieu, il en était bien assez. Il valait mieux ne pas reprendre le risque, de s'y perdre de nouveau. T’apprêtant à te relever, tu te trouvas happée de nouveau par la pression de ton ami et ainsi soulever du sol. « Non att... » Avait-il peur que tu ne lui échappes de nouveau ? Tu ne te brusquas pas, ne voulant pas lui causer plus de mal. Même si la situation te gêna quelque peu, le dissimulant dans son dos. Tes pieds épousèrent de nouveau le sol quelques mètres plus loin, mais tu fus surprise que Galahad ne veuille continuer plus loin avec toi. T'obligeant à continuer sans sa présence.  

Tu ne te risquas pas à vouloir le rattraper et à aller à l'encontre de sa volonté. Tu en avais assez fait. Juste, lui faire confiance, obtempérer à ses dires sans chercher à l'en dissuader. Ton corps fit volte-face, en direction de la sortie, ne pouvant tout de même empêcher une œillade volontaire sur le brun qui reprenait l'autre direction. Quelques minutes. Tu ne lui laisseras que quelques minutes. Si cela venait à devenir trop long, tu retournerais le chercher si cela peut te rassurer. Tu ne savais que trop bien, ce qu'il pouvait advenir de soi-même si l'on reste de manière abusive en ce lieu. Chasse tes pensées Isley, encore une fois, sois assurée de ton ami. Tu sentis ta gorge se dénouer peut à peu, se libérer de toute cette tension. Tu ne peinas pas à retrouver l'extérieur, la luminosité y avait baissé par le temps passé de la journée. Le rideau de l'eau tomba en fracas sur le lac, son brouhaha t’empêchant d'entendre ainsi tout ce qu'il pouvait se passer à l'intérieur. Tu restas hésitante un moment, regardant un instant, ton poing, ce même qui avait surpris Galahad. Grincement de dents, pulsion dans tes veines. Il vint se cingler contre l'une des pierres, te procurant un sentiment de repentance. Un souffle s'échappa de tes lèvres, et ton visage se dressa de nouveau face à la plaine. Ton regard coursa le plateau pour retrouver le destrier.    

T'avançant doucereusement, tes pensées ne devaient pas être en toi... Non. Elles accompagnaient plutôt Galahad dans son avancée. Comment pouvoir penser à autre chose ? Que pouvait-il bien faire là-bas ? Etait-il en sécurité ? C'est un souffle sur ton épaule qui te ramena dans la plaine, c'est l'équidé qui t'avait retrouvé. « Bonjour Erion. » L'une de tes mains se perdit sur son encolure, tandis que l'autre parcourra son chanfrein. Tes pupilles te trahirent, laissant de nouveau échapper quelques ruissellements sur ton visage. Respire calmement. L'animal lui, était calme. Tu te canalisas sur la respiration de ce dernier, yeux clos, impassible, tu cherchas de nouveau la quiétude. Tu en vins à oublier quelques secondes, ton ami. Contre ta volonté certes, mais il fallait que tu te reprennes. Tu marchas un instant en sa compagnie, juste quelques minutes. L'air fraie t'a ravivé, et te rendit plus avive. Le destrier s'agita doucement, te rendant pleinement conscience de ta situation. Devant vous, un peu plus au loin, son propriétaire était réapparut. Le noble animal, reconnaissant son maître, trottina fidèlement vers lui.

Ton corps te paraissait figé, c'est à peine si tu osais le regarder en face. Respiration calme, expiration poussée. Ton regard refit face, se dressant au-devant. C'est avec assurance que tu voulais te diriger vers lui, mais l'on pouvait te sentir quelque peu hésitante. Visage fermé, stoïque. Plus près de lui, tu voulais lui offrir ce sourire, celui que tu as toujours gardé sur tes lèvres. Mais tes lèvres semblèrent de glace, ton visage blêmit par les évènements. Ton intention se porta sur ce qu'il tenait dans la main, y dirigeant alors la tienne pour reprendre l'arme. Cette arme, faite pour toi, avait une grande importance. Toujours fidèle à tes mouvements, faits des propres mains d'un ami et de manière à épouser les courbes de ta paume. « Tu n'aurais pas dû y retourner. » Ton impassible, quelque peu reprochant. S'il savait, au combien cette arme avait pourtant bien moins d'importance que lui. « Tout va bien ? » Pointe d’inquiétude. Outre évidement, les évènements dont tu avais été témoin, voire la cause. Ta question se posa avec évidence sur ces dernières minutes, voulant t'assurer de son bien-être. Il ne fallait nul doute, que ce dernier était plus apte que toi à tenir de manière mentale devant les pressions. Tu voulais, simplement t'en assurer... Est-ce un tord ? Tes mains serrèrent l'arme dans ta paume, exerçant une certaine pression. Signe de nervosité. Ton regard, qui jusqu'à présent, détaillait son œil, se baissa doucement sur le torse de ce dernier. « Montre moi. » Un mélange de supplication, et de manière directive. Mais aussi, et surtout de façon déterminée. Non, il n'y échapperait pas. Il devait la connaître, elle voulait s'assurer de sa blessure, et n'en démordra pas. Le temps qu'il parvienne chez lui, cette blessure aura tout le temps de gonfler, de s'inflammer et de le torturer. L'eau du lac, glacée à cette heure, pourrait calmer au moins le gonflement, et réduire la douleur.    




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Cornaline
2/5/2018, 02:15

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Isleygalahad

Un ami est celui qui parle avec toute la sincérité et la franchise que l'amitié véritable requiert.

« Te voilà. » cajolerie sur la croupe de l’équidé. La distance apparente d’Isley, je la mets sur le dos du contrecoup. Lorsqu’elle daigne enfin m’adresser la parole, c’est de suite pour exprimer des « reproches ». Je préfère faire celui qui n’a rien entendu, c’est plus sûr. « Tout va bien ? » mon attention n’est attirée que par une seule et unique chose : elle presse beaucoup trop impétueusement son arme d’estoc. « Attention, tu vas finir par t’entailler la main. » oui, car tu l’as pris par la lame, ton engin, Isley. Exit la question. Je lui ôte finalement l’importun de sa dextre. « Tu— » arrêt sur image. Ses yeux. Comme elle est troublante. Pourquoi est-ce que tu me regardes... comme « ça » ? Je ne puis empêcher mon attention de se focaliser sur le vert de ses iris. Deux émeraudes scintillantes ; douce magie des guanocytes.

La connexion se rompt lorsqu’elle en vient à baisser le regard, et à moi de le suivre. « Montre moi. » non. « C’est inutile, il n’y a rien à voir. Éloignons-nous plutôt de cet endroit, c’est le plus urgent. » il me fait horreur. « En plus le soir commence à tomber. » Ton insistance n’y fera rien. Mais c’est vrai en soi, il n’y a pas grand chose à voir ; rien d’autre qu’une turgescence rougeoyante, sans doute. Ce genre de blessures — fêlure ou cassure — ne se perçoit pas à l’œil nu. Tant que mes mouvements ne sont pas virulents, ça devrait aller. Pas de mensonge, donc... ou alors par omission.

Qui sera à ses côtés lorsqu’elle s’en sera retournée dans cette cage dorée que l’on nomme Solaris ? combien sont-ils à prendre réellement soin d’elle non pas pour son statut, mais pour l’humaine qu’elle est ? combien la protègent et la surveillent comme ils le devraient ? qui est seulement au courant de sa présence en ce lieu — si ce n’est le messager et moi-même — ? et si elle décidait de retourner à la caverne en catimini ? Ces questionnements sont loin d’être anodins.

Hiiiiii. Prrroouu. Hiiiiiii. Prrrooouu.
Hennissements et cabrement. « Tiens-toi tranquille, Erion. »
Frrrrr.
« Hum ? » tiens, tiens. Je fais reculer Isley d’un geste du bras droit : quand on parle du loup, on en voit la queue. Quel heureux hasard.  « On dirait bien que tu as de la compagnie, très chère. Et pas des plus tendres. » je ne connais que trop bien l’instigateur de cette battue — je le reconnaîtrais à dix lieues à la ronde. Car c’est bien de ça dont il est question, n’est-ce pas ? Les sabots des chevaux — une dizaine, montés chacun de son petit soldat de plomb — font trembler la prairie aux mille couleurs et parfums.

Lui. Lui et ses cheveux argentés. Lui et cet uniforme qui n’est bon qu’à gonfler son ego.

« Par tous les Saints, Vôtre Majesté, comptez-vous donc me faire avoir une attaque ? » ne compte pas sur moi pour te remettre d’aplomb si tel devait être le cas. « Quelle imprudence que de partir du Solaris sans même en avertir vôtre garde et quelle... — Oh. » oui, « oh ». Nos regards (sans doute condescendants) se croisent et je crois qu’il devine le fond de ma pensée. « ... charmante compagnie. Mes hommages, Docteur. » elle n’a averti personne de son départ, mais j’aurais tout autant préféré ne pas tomber sur lui. Je n’ai plus le temps pour ces faux-semblants. « Lieutenant. » trop sûr de lui, voire à se croire intelligent. Il me débecte. En plus d’avoir la cage thoracique défoncée, il fallait que ce soit lui qui soit chargé de partir à sa recherche. Quelle belle journée. Nous ne nous étions pas croisés depuis quelques semaines maintenant et j’aime autant dire que je ne m’en portais que mieux.

Je le laisse discuter avec Isley, ne supportant plus d’entendre sa voix de baryton d’opérette.

Badaboum !
la selle vient de piteusement chuter alors que je préparais Erion.

« Toujours aussi peu doué. » ne commence pas à me tacler. « Visiblement. Mais permettez... » rictus narquois sur les lèvres et rire nerveux tandis que je m’attèle à replacer adéquatement la selle. « Nous en reparlerons lorsque vous saurez correctement former vos hommes. » ceux-là, les mêmes qui l’accompagnent ne sont-ils pas censés assurer sa protection ? Mais d’ailleurs, depuis quand un Lieutenant est-il chargé d’une mission aussi... superficielle ? Douleur foudroyante. L’erreur de la selle : poids et gestuelle brutale. Pas devant lui. À faire le malin, on tombe dans le ravin. Coup de couteau dans la poitrine. « Vôtre Majesté est-elle prête à partir ? La nuit arrive et il ne faudrait pas que des gens aux mauvaises intentions — » dois-je y voir un sous-entendu ? Surmonte la douleur, Galahad. « Elle est avec moi. » sueurs froides. À ce rythme, je ne vais pas tenir longtemps. « C’est d’autant plus préoccupant. » voyons, voyons. « Qu’est-ce qui est le plus préoccupant ? Une armée qui n’est pas fichue de veiller sur sa dirigeante ? » pause pour respirer. « Ou bien le fait qu’un autre soit au courant avant cette même armée de sa position ? » il y a bien trop longtemps que je les juge inaptes. « Ne jouez pas avec mes nerfs, Von Wies. » c’est assez mécaniquement qu’il sort sa fine lame et la pointe dans ma direction, du haut de son compagnon à poils drus. « S’il ait bien une chose que je réfute, c’est l’insolence d’un homme dont l’inconscience guide tous les pas. » je ne pipe pas mot, sachant très bien à quel épisode de ma vie il fait référence : Elise. Il ne l’a toujours pas digéré, on dirait. Je bouillonne pourtant intérieurement, partagé entre l’envie royale de lui répondre et celle de me faire le plus petit possible  — surtout à cause de la douleur et non par fierté déplacée. « J’aimerais tout autant ne pas en arriver à devoir vous dévisager une nouvelle fois, Von Wies. Assez perdu de temps maintenant, Vôtre Majesté, pressons le pas. » je suis certes affaibli, mais un mot de plus et il pourrait bien le regretter. Mes poings se serrent. Si je pouvais je— non, pas devant elle.

Calmons-nous.

« Il a raison, tu devrais rentrer. » je me recule et m’adosse tout contre Erion qui pousse un hennissement. « Tu n’es pas en sécurité avec moi. » la vérité, c’est que je sens que je vais sombrer dans très peu de temps tant la lancination est vive.


Isley ;
3/5/2018, 08:17

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Au son de l'eau
Ft Galahad & Isley


Évidemment Isley, il était certains que l'on vienne te chercher. Croyais-tu réellement pouvoir vaguer sans que ton statut ne te ramène à la réalité de la situation ? Ta petite moue ne changera rien à la situation, ils sont venus pour toi, tu n'allais pas y réchapper. Quoi que, en y repensant bien, il était déjà formidable pour toi qu'ils aient mis tant de temps. Oui. Il arrive que cela soit beaucoup plus court, car c'est loin d'être la première fois. Tes petites escapades deviennent un fardeau pour eux, mais s'ils savaient à quel point eux en étaient pour toi. L'ancienne dirigeante, ta grand-mère, ne t'a jamais reproché ce comportement. L'encourageant bien au contraire, car elle, elle sait que tu es capable de faire la part des choses. T'incitant à vivre de ta vie, car avant d'être la Dirigeante, tu es une femme. - Tu ne peux prétendre diriger des Hommes et des Femmes, si toi-même, tu n'es pas capable de diriger ta propre vie. - C'est très souvent ce qu'elle lui répétait, lui permettant ainsi d'éviter les remords. Pourtant, tu ne pus t’empêcher de ressentir une certaine culpabilité à la rencontre du lieutenant et de ces Hommes. « Par tous les Saints, Vôtre Majesté, comptez-vous donc me faire avoir une attaque ? » Aucunement. « Ne vous mettez pas dans un tel état Lieutenant, vous voyez bien que je n'ai rien. » Petit sourire au coin, tu bombas ta posture pour t'assurer ta position. Sérieusement ? Voulait-il réellement continuer sur des remontrances ? Haussement de sourcil. Tu le laissas tiquer sur la présence de Galahad. Malaise. Pour sûr que ces deux hommes n'aillaient pas se jeter dans les bras l'un, l'autre. Tu ne peux que mieux le savoir Isley, tu as été témoin de son passé. Si au part avant, tu t'étais permis d'intervenir auprès de celle qui fut ton amie, à ce jour la direction en est tout autre.    

Pour calmer un peu les quelques tensions environnantes, tu t'approchas du lieutenant afin qu'il décroche son regard de ton ami. « J'assume entièrement mes torts lieutenant, il est vrai que je n'aurais pas dû m'en aller sans en informer ma destination. Y a t-il eut une complication durant mon absence ? » « Une petite de bas étage, mais ça a été vite réglée. Votre seconde vous en parlera surement. Quoi qu'il en soit majesté, vous ne devriez pas venir en de tels lieus. Surtout en cette compagnie... » Ta main se leva pour balayer les paroles de l'homme. Pas question d'en entendre plus, il n'est certainement pas le moment de ranimer les sentiments aigris du passé./BOUM/ Si tu n'avais écouté que toi Isley, tu serais rapidement intervenue pour l'aider dans ses difficultés. Ton corps se stoppa au pouffement étouffé du lieutenant à l'encontre de Galahad. Il ne serait que des plus persifleur s'il le voyait se faire secourir par la dirigeante. Pas besoin d'enfoncer la situation. Il n'aimerait pas. Le tacle qu'il lui renvoya démontra son intention de ne pas ainsi se laisser faire. Tu sentis à tes côtés, les doigts du lieutenant se crisper, et vis son regard glaçant. Touché. Ho Galahad, tu n'es pas en état de te le mettre à dos, pas aujourd'hui... Gagné. La situation dégénère, mais tu ne pus intervenir lorsque la lame menaça le brun. Avançant d'un pas pour t'interposer, l'un des soldats t'en arrêta sur ton trajet. Petit regard désolé, il savait qu'il ne valait mieux pas se mettre en travers de leur lieutenant. La dernière menace qu'il envoya à son encontre, te noua la gorge. Tu te sentis te crisper de l'intérieur, bouillonnant de cette attitude. Cela n'arrivera pas Galahad, pas sous son commandement. Bien qu'elle n'avait pas réellement autorité sur ce dernier, elle n'démordrait pas. « Il suffit maintenant Lieutenant. Partons. » L'éloigner de Galahad avant qu'il ne soit trop tard. Ton seul but pour le moment. Pourtant, tu voyais bien que son état ne lui permettrait pas ainsi de rester seul... Tu le sentis défaillir, faiblir sous le poids de ce qu'il venait de se passer.

L'un des soldats t'apporta un destrier, que tu montas sans plus adresser un regard, ni mot à ton ami. Avec le petit groupe, tu commenças ton avancée. Cependant, au bout de quelques mètres, tu fis en sorte de rapprocher ta monture de celle du lieutenant. « J'aimerais tout de même surligner Lieutenant, qu'assurer ma protection est une chose, mais il est aussi de votre devoir, de vous assurer de celle des habitants. » Bien que directive, tu restas calme sur ces quelques mots. Ce n'est tout de même pas à toi, de lui apprendre en quoi consiste sa fonction, n'est ce pas ? Rapprochant ta monture de celle du lieutenant, tu te penchas doucement vers lui, sans pour autant croiser son regard. « S'il me parvient encore une fois en écho que votre lame menace une personne... Telle qu'elle soit... Sans pour autant que la situation ne l'exige... » Ton regard croisa enfin le sien, tu avais piqué son attention. Ton air se fit plus grave, oui. Ce ne sont guère des paroles en l'air, il avait tout autant intérêt à bien t'écouter. « Je veillerais personnellement, à ce que vous soyez mis à pied. » Grincement de dents, froissement de la mâchoire. Oui, il semblait le prendre plutôt mal... Qu'importe sa réaction, au contraire, tu la préféras ainsi. Au moins, il t'avait entendu. Il n'appartient maintenant qu'à lui, de mettre sa carrière en jeu ou non. Ho Isley avoue le... Tu éprouvas une certaine satisfaction lorsque tu vis son regard foudroyer l'horizon. Ce qui est assez mesquin, tu as toujours eu envie de le remettre à niveau. « Bien. » Simple. Court. Mais tu perçus tout de même une irritation dans sa voix. Il est évident qu'il ne l'accepta pas, mais que peut-il te dire de plus ?  Or, mettait-il réellement sur ton propre compte le poids de sa carrière ? Ce n'est probablement pas à toi, qu'il en voulait le plus de cette menace... Non.

« Dernière chose, je ne viens pas avec vous. Libre à vous de me suivre si cela peut vous assurer votre rôle. » D'un clin d’œil espiègle, tu talonnas ton destrier et détournas tes rênes pour reprendre la direction opposée. Ferme tes écoutes Isley, car ce que devait murmurer l'homme que tu venais de lâcher ne devait pas être d'or et d'argent. Qu'importe. Descendant du destrier, tu le rendis à l'un des soldats pour en assurer sa charge, pour reprendre ton chemin, simplement à pieds. Tu retournas prêt de Galahad sans lui adresser le moindre regard et t'attelas sur Erion. Rapidement, tu remis correctement sa sangle et vérifias la selle comme il le fallait. D'un geste vif, tu grimpas sur le dos du destrier fougueux de Galahad et détournas enfin ton regard vers lui. Ton bras se tendit en sa direction. « Un dernier effort Galahad, je me charge du reste. » Hors de question de le laisser monter seul sur sa monture, au risque d'une chute qui ne pourrait qu'empirer son état. Tu avais fait en sorte "petite maligne" de t'octroyer son étalon pour ne pas lui laisser le choix. Un petit sourire au coin de tes lèvres, à son tour de s'en remettre à toi. Pourtant, tu grimaças quelque peu lorsque tu vis que le lieutenant fit à son tour demie-tour pour vous rejoindre.« Ce n'est en rien que cela m'enchante, mais je suis en charge de votre protection pour le moment, alors je tiens à m'en assurer. » Soit. S'il tenait à vous suivre, tu n'en avais que faire. Ce qui comptait pour le moment, étant de ramener Galahad chez lui.  




Hold me, wrap me up

Be my friend,
Hold me, wrap me up
Unfold me, I am small and needy
Warm me up and breathe me
Cornaline
14/5/2018, 01:31

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Isleygalahad

Un ami est celui qui parle avec toute la sincérité et la franchise que l’amitié véritable requiert.

Leurs talons se tournent. Elle — à qui la grâce succède — quitte les lieux. Ils s’éloignent. Le raisonnement est de mise chez Isley ; Dieu soit loué ! (quelle ironie pour un non-croyant). « Il va falloir que tu sois indulgent, mon vieux. » paroles pour un Erion qui, lentement, se couche afin d’offrir un soutien à son cavalier. La douleur vise les aigus et m’oblige — pour la énième fois — à reclore les yeux.
Cataclop cataclop. Cataclop cataclop.
Hum ? « Un dernier effort Galahad, je me charge du reste. » Isley ? Étonnement dans le regard. « Tu ne m’écoutes donc jamais. » Mon saphir jaune orangé se pose sur cette main secourable... pour finalement bifurquer sur la droite, dans sa direction. « Ce n’est en rien que cela m’enchante, mais je suis en charge de votre protection pour le moment, alors je tiens à m’en assurer. » ne nous raillons pas de lui. Un coup d’œil entendu et me voilà hissé sur l’équidé par notre chère Isley : fort heureusement, les reins de ce canasson sont solides. Grimace. Je ne suis pas un poids plume et — bien que la Dame soit visiblement légère — il ne faudrait pas que la colonne vertébrale de mon cher ami en pâtisse. Gardons le à l’œil.

Mes bras viennent se nouer autour de la taille de la jeune femme tandis que mon torse, lui, se colle à son dos. « Isley, ... » je laisse inconsciemment — ou pas — la phrase en suspens et me bloque sur d’autres pensées. Inspiration rapide et expiration par les naseaux. « Attention, ne serre pas trop les rênes, il est du genre capricieux. » mes mains enveloppent délicatement ses menottes et les « exhortent » à lâcher un peu prise. « Voilà qui est mieux. » fin murmure qui se perd au niveau de son oreille, comme dans un souffle. Les vibrations qui me sont d’habitude bien agréables me semblent désormais une vraie torture. « Et ton auriculaire... » je me concentre sur les gestes, lui fais sortir le doigt en question, sous la rêne, de sorte à faire passer cette dernière entre l’annulaire et l’auriculaire. « On l’oublie souvent celui-ci. » la manipulation est terminée, mais mes phalanges gantées ne quittent pas pour autant les siennes, y exerçant même de très légères caresses. « Il va nous falloir accélérer un peu la cadence si nous voulons arriver à Solaris avant que l’obscurité ne soit complète : le soir tombe vite ces derniers jours. Rencontrer des brigands ou des bêtes sauvages serait bien mon dernier souhait. »

Cataclop cataclop. Cataclop cataclop.

Cataclop cataclop. Cataclop cataclop.


« Ces orties sauvages sont une vraie plaie. »

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.

Cataclop cataclop. Cataclop cataclop.

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.


« Et il ne manquait plus que la pluie. » nous allons avoir de fières allures en rentrant. Je vois déjà le tableau au loin : à Cornaline de pester contre les flaques laissées sur le marbre, à Orane de nettoyer d’arrache-pied. Mais vu mon état, la Gardienne risque de pousser bien plus que de simples ronchonnements. Mon attention se porte sur la Dirigeante. Avec ce temps, elle pourrait bien attraper mal. Comme lisant dans mes pensées, c’est au tour du gradé de m’étonner : alors qu’il trottine à nos côtés, il me jette sa veste d’uniforme. Le contact est rompu. « Ce n’est pas pour vous, mais pour elle. » pause et il repasse en avant. « Recouvrez-là avant qu’elle n’attrape la mort... mais n’en faites pas trop tout de même. » ce n’est en effet pas dans son intérêt qu’elle soit fiévreuse. Gardant le silence, je m’exécute et dépose — le plus délicatement  possible — le vêtement sur la tête d’Isley. Il faut s’arranger pour que l’habit l’entoure le plus possible : elle n’est pas faite en sucre, mais pas loin. Le tissu n’est pas très épais, mais ça devrait normalement limiter la casse. « Est-ce que c’est mieux comme ça ? »

Les fines gouttes ruissellent sur la chevelure et trouvent refuge dans le dos malgré le col roulé.

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.


Pluie diluvienne. Il pleut des hallebardes.

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.

Ploc-ploc, Plic-plic, Flip-flip.


Un quart d’heure s’écoule jusqu’à ce que le Lieutenant décide de prendre la direction de Downtown. Cinq minutes s’ajoutent pour gagner le devant de la résidence. « Nos chemins se séparent ici, Docteur. Que souhaite faire Sa Majesté ? » pause. « Le plus judicieux serait sans doute de rentrer et de laisser monsieur Von Wies se reposer, mais c’est à vous que revient la décision. » c’est bien le moment d’engager une telle conversation.

« Monsieur ! »

Une silhouette toute fluette s’échappe de la structure pour venir se planter devant nous avec un parapluie. « Vous allez encore vous trouver mal et déclencher une crise d’asthme si vous attrapez un rhume ! Et je m’inquiétais, vous vous êtes absenté bien longtemps ! » ... Orane dans toute sa splendeur. « Je vais bien. » limitons la casse. Je descends du cheval non sans mal et c’est assez rapidement qu’elle m’agrippe le bras et me force à figurer sous le parapluie. « Vôtre Majesté ! » elle se rend compte de son ânerie et fait une révérence maladroite, manquant de m’éclater l’autre œil au passage. Il suffit pour aujourd’hui... « Que diriez-vous d’entrer, de vous sécher et de prendre un petit thé ? Il y a bien longtemps que nous ne vous avons pas vue ! » dans sa maladresse, elle m’attribue un coup dans les côtes qui a le mérite de m’arracher un couinement. Encaissons le tout et sourions, à la manière d’un eccédentésiaste. « Je suis sûre que le silence de Monsieur en dit long et qu’il est en fait ravi ! »


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