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« Il y a bien longtemps avant même que les gens n'habitent dans le ciel. Une guerre terrible éclata entre les hommes et une Déesse malfaisante. Après des combats sanglants, nos ancêtres aidés de Dieu scellèrent le pouvoir de cette Calamité. Puis quittèrent la terre souillée et stérile pour construire leur avenir dans le Ciel. »
Claus
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16.07.2018 : THEME & NOUVEAUTÉS !
12.06.2018 : RECENSEMENT LES LOVES !
01.03.2018 : OUVERTURE DU FORUM. ♥

{ [III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy.
 :: Gear V1 ()

[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Azalys ► 19/7/2018, 14:00 ►
Monsters and dusk
I made myself at home in the cobwebs and the lies. I'm learning all your tricks.I can hurt you from inside. I made myself a promise, you would never see me cry
ft. Claus
Song - the devil within.



La grève est loin,
C’est une idée étrange mais elle te martèle le crâne, bam bam ; la phrase résonne comme la voix candide et oiseuse d’une petite fille de conte, c’est une histoire lissée par le crépuscule, accompagnée par le mouvement des flots ;
La grève est si loin, que tu te répètes une fois alors qu’une nouvelle pulsation envoie ton cœur par-dessus bord. Vous aviez quitté le port, les lumières s’étaient lentement effacées à l’horizon ; les rouges s’étaient éteints eux aussi mais demeuraient sur une ligne fine quelques nuances de rose et d’orange, comme si l’idée du monde se refusait à s’estomper totalement,
La grève est loin, mais le navire n’aurait jamais dû bouger.

Pourquoi sommes-nous ici ?
En plein milieu de l’océan, je veux dire ?
Pourquoi sommes-nous ici ? Le Gold n’aurait-il pas dû rester au port ?


Une pulsation encore et les mains se chainent aux cris, les gorges s’ouvrent, les lèvres se font désireuses, chrétiennes ;
Vous tanguez.
Vous valsez.
Vous vous brisez.

Et toi Azalys, oh Azalys,
Tu t’accroches, Azalys.
Tu t’agrippes, tu tires à toi toutes les trames du monde, les monstres et les étoffes délicates des coiffes des femmes (tout n’est que sel entre tes doigts), tu cherches des odeurs familières, une certaine notion du temps qui n’est que secondes – puis heures, puis éternité –, tu essaies de saisir ce qui ne se saisit pas, de comprendre des idées sans en posséder la source ;
Tu respires. Lentement. Faiblement, comme un oiseau qui ne serait pas tout à fait vivant mais pas tout à fait mort non plus. Calcinées tes lèvres. Incapables de parler alors que tout ton être lutte contre les pulsations du navire, que tu sens l’Autre grimper sur son corps, s’établir sur ses reins ;
S’é g r e n e r.
Tu avais toujours fait comme ça Azalys, tu es prompt à l’effacement, ton âme en apparence rêveuse s’étiole facilement, se défait – il n’y aura en toi plus aucune pensée ni songe d’étoile – pour laisser place à un enfant cruel, un être désillusionné ; qui manipule les ombres comme il pourrait manipuler les vies humaines, tant qu’il ne s’agit pas de la sienne.
Tu le connais – il te prend toujours lorsque la situation devient dangereuse ;
Tu le nommes Autre – c’est plus facile, mais il ne s’agit rien de plus qu’un éclat de toi.
Ce genre d’éclats que l’on dissimule derrière des carnes et des sourires, une émotion constituée à moitié de joyaux et à moitié de ténèbres – mais de deux moitiés pas bien délimitées, non, au contraire si enlacées l’unes à l’autres qu’elles se mélangent ;
Et te voilà alors toi,
Tu te mélanges,
Tu te dilues.
C’est ce qu’il te faut pour survivre, crois-tu,
Et tu es convaincu qu’il te faudra survivre ce soir, comme si vivre était devenu trop difficile, comme si la fête s’était déjà achevée (avait-elle seulement commencé ?) et puisqu’après tout les lueurs extérieures s’étaient éteintes tu te dis qu’en ton cœur il n’y a pas de raison qu’elles restent allumées ;
Un sourire est toujours plus visible que le baiser du soleil, aussi amoureux soit-il.

Alors tu t’oublies,
Tes pieds sont plus fermes sur le sol mais c’est surtout ta tête qui se fait froide, ta stature qui se redresse lentement, tu portes la nuque haute (c’est pour mieux voir l’horizon) et les mains pleines de petits gestes survivalistes ; tu ne ressens plus rien. Tu t’étais estompé, il n’y avait plus en toi ni d’Azalys-enfant ni d’Azalys-étoile, il n’y avait même plus d’Azalys (tu devras un jour trouver un nom à l’Autre, que l’on dira pseudo par commodité), il n’y avait en toi qu’un mage, un guerrier, un combattant,
Un regard glacial.
Instable.

Devrais-tu vivre pour toi, ou sauver les autres d’une menace que tu ne discernes pas encore ?

Les pulsations s’étaient estompées, tu ne sentais plus sous tes pieds que de petits ronronnements, une odeur de cendre mais de cendres fraiches, comme si c’était la mer elle-même qui avait été brûlée. Tu te redresses, tes mains s’appuient un instant sur tes genoux puis tes doigts serrent le contour de tes hanches et ta langue se glisse sur tes lèvres – gorge sèche – pour goûter le parfum sanguin qui pulse sur ton palais,

Un regard capte ton attention. Se perd dans le tien.
Un homme avait rejoint votre trio.
Compagnon de la jeune femme, duo létal, il se déplace dans un grand silence et pourtant tu perçois le vacarme, la clameur silencieuse laissée dans le sillage de ses gestes. C’était un peu comme une grande impression de puissance, de prestance, ce genre de choses que tu ne comprends pas parce qu’elles ne sont pas pour toi (tu es ombre) ;
La peau sombre et les yeux orientaux, il avait enroulé quelques mots à l’oreille de la jeune femme et celle-ci s’était élancée, avait ouvert les bras pour déplier un oiseau bleuté. Flammes, dont tu ressens la chaleur sans même t’approcher d’un seul pas ;
Lentement ton regard se pose sur la jeune femme.
Sur ses yeux asphaltes.
Sur les flammes qui l’entourent. Qui l’enserrent.
Qui sont elle, sans aucun doute possible.
Tu comprends soudainement et le murmure s’échappe de tes lèvres, mi-surpris mi-rassuré ;

— Oh… Donc vous êtes une gardienne.

Et toujours cette sensation qui
Ne te quitte pas. Danger.
Mort.

Et ton regard
Détaille
Scrute
Dénude
Dissèque
(la foule)

Tu devrais paniquer mais tu ne paniques pas. Oh Azalys, les battements de ton cœur sont calmes dans ta poitrine mais ceux de l’angoisse eux retentissent (ils sont sourds dans tes oreilles), dans la nuit couleur carbone tu n’entends plus que —
Le roulement des vagues
Les murmures du mage près de toi.

Qui s’était rapproché et qui te regardait sans détour, et tu te concentres sur ses mots pour ne pas perdre toute notion de toi-même ; les phrases ricochent sur tes joues, roulent jusqu’à tes circuits auditifs ;

— Tu sembles être un mage, que savez-vous faire ? Je peux espérer pouvoir compter sur vous ?

La question te surprend, tu t’immobilises un instant. Respire, Azalys. Respire. Instinctivement, ta main vient caresser les plumes de Dahlia (mais ce n’est que pour retarder le dialogue) ;
Tu connais la réponse. Elle t’es évidente.
Il ne peut pas. Tu es inutile.
Tu es incapable de créer tes ombres à partir de rien, parce que ta magie est une magie du rien, parce qu’elle ne se construit que dans l’opposition, que dans le tout ; parce  qu’elle ne se fait qu’en transformant lumière en néant.
Et il n’y a presque aucune lumière autour de toi, Azalys, si ce n’est l’oiseau céruléen et le pâle reflet de toi-même qui teinte encore tes iris
Alors comment feras-tu pour
Te battre ?


— J’aimerais pouvoir dire oui, réponds-tu… mais ma gardienne et moi, nous ne pouvons pas utiliser nos dons sans lumière.

Le soupir éclot sur tes lèvres, clôt tes émotions ; tu t’éloignes d’un pas, tes yeux fixés sur l’amarante carmine.  Puis tes mains se logent sur la nuque de Dahlia.

— J’ai un mauvais pressentiment, je suis à peu près sûr que… ////

死 赤 ライト
Une nouvelle pulsation.
Rouge.


Les lanternes se rallument.
D’abord teintées d’amarantes subtiles puis de grenades plus vives, elles vacillent dans le vent, s’accompagnent de murmures puis de cris surpris ; toi, tu te penches légèrement, te rapproches de la jeune femme alors que le vacarme ambiant redouble, se fait angoisse millénaire,
Et tu te tends, Azalys. La sensation de danger encore un peu plus présente dans ton crâne.
Clac, clac.
Tout cela n’appartient plus à la fête.

Tes yeux détaillent la foule, la lumière rouge, et un sourire nerveux tord tes lèvres, suivi par un petit rire. Tu sais que rien de tout ça n’est normal et que moins encore ne peut être assimilé à un bon présage.

— Charmant, cette couleur. Et pas du tout effrayant. Je crois que le décorateur de ce bateau a raté sa vocation, murmures-tu avec deux lèvres amères.
— Azalys… proteste Dahlia en retour.

Son ton est reproche, ses ailes roulent sur ton épaule, cherchent soutien autant que réconfort. Elle n’aime pas, Dahlia, que tu te perdes ainsi ou plutôt que tu te détruises – parce que tu ne peux pas te perdre si tu n’as aucune possibilité de te retrouver. Elle sait que tu reviens toujours mais que tu laisses une partie de toi à l’Autre ;
Que si ton sourire sera à nouveau le même sur tes lèvres, lorsque vous aurez quitté ce navire,
Celui dans ton cœur, lui, sera toujours un peu plus malsain.
(Une plaie béante)

Seulement, cette fois, il n’y a pas que ça,
(Et tu ne le sais pas).
Une nouvelle pulsation. Seulement visible par elle. Par eux. La gardienne s’était déstabilisée, avait accroché ses griffes dans la chair fine de ton épaule et un geste de main l’avait chassée de ta clavicule ; tu regardais les lumières Azalys, tu réfléchissais par flashs, par pensées découpées entre elles-mêmes et presque dissociées ; comme si le rouge te rappelait une odeur. Du sang. Une nouvelle fois Dahlia vacille sur ton épaule et la faiblesse soudaine de ta gardienne t’incite cette fois à détourner le regard ; à ne plus contempler cette lueur si inquiétante – elle vous baigne de toute façon, elle est dans le ciel et sur vos peaux – pour offrir à ta belle l’intérêt soudain de deux prunelles vertes ;
Tes mots restent silencieux, mais tu sais qu’elle te comprendra malgré tout,

— Ça ne va pas ?

Et la gardienne s’enfouit sur ton épaule, ses plumes se confondent à la blancheur qui n’est plus si blanche du costume, et elle parle ; et ses mots se brouillent.

— J’ai… j’ai une sensation étrange, comme si ça s’était déjà passé. Aza… Aza, ça craint. Ne bouge pas, d’accord ?
— Je ne vais pas bouger, Dahlia. On est au milieu de la foule. Si quelque chose nous attaque, on le verra venir. Sauf si une comète géante décide brusquement de tomber sur le navire. Mais dans ce cas, peu importe que nous soyons dehors ou sur un pont inférieur.

Sarcasme Tu t’étais redressé et tes mains s’étaient nouées autour des ailes de Dahlia – ta peau est froide Azalys tu parais déjà mort ; si blanche et pourtant si chérubienne, tu restes un instant immobile avant que quelques murmures ombreux ne naissent dans le creux de tes ongles,
Tu veux te défendre.
Tu as besoin de magie. Tu peux l’utiliser maintenant.


Alors tu l’invoques,
Cet objet qui normalement te terrifie.

Tes paumes s’ouvrent, se fendent d’une révérence puis s’immobilisent et tu vibres, et tu la sens – toute cette noirceur qui te transperce – et tu le sens – ce précipice où les mots se transforment en images pures, en terreurs ; lentement les songes prennent forme sur ton poignet, glissent sur le radius ; cauchemar plutôt que lumière,
Les ombres se font araignées, puis amarantes. Par touche, elles dessinent sur ta main et sur ton avant-bras le gantelet qui te permet de contrôler la magie de ta gardienne ;
Et tu
N’es
Plus.

Lentement tu étends tes doigts, tes articulations se replacent unes à unes ; et le sourire sur tes lèvres se replace aussi, si ambigü si dérangeant Azalys, qu’on pourrait se demander si tu es encore humain,
Ou si tu te confonds à ces ombres qui vous attaquerons bientôt.
Alors tu t’étais redressé, encore un peu, et ton regard avait saisi celui de l’homme ébène pour murmurer en un souffle brûlant :

— Il faut bien avouer que ces lumières donnent à la scène une ambiance morbide, mais au moins, nous pouvons combattre cette fois. Si cela est nécessaire. (Tu t’interromps un instant, étire un peu plus tes lèvres ambigües). Mais j’ai l’impression que ça le sera.

Rp 1 - codage par Alcyon ♥




[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Claus ► 19/7/2018, 22:25 ►
{ La main griffue des ténèbres refermait ses doigts autour de la triste populace présente sur le navire. Le lac bien que sucré avait un goût amer et acerbe ; il restait collé sur le palais forçant les piégés à déglutir de peur. L'obscurité venait danser de joie avec les passagers, n'offrant que noirceur à la vision.
L'oiseau salvateur invoqué par la belle agitait ses ailes afin d'apaiser les âmes. Une telle image allait pouvoir impressionner la populace, leur prouvant qu'ils ne seraient pas seuls en cas de danger. L'ancien protecteur du nord avait un rôle dans cette pièce et bien qu'exempt de ses anciennes responsabilités, il n'allait pas laisser la souillure venir cracher sur les terres de Caelum.  

Finement remarqué jeune homme, douce ironie un brin piquante maniée dans un gant de velours par la gardienne.
Un mage de l'ombre qui ne peut agir sans lumière. Tristesse, il levait un peu les yeux au ciel tel l'homme autant qu'il représentait.

Discussion succincte, rapide. Le rideau teintée de rouge s'ouvre sur la scène, dévoilant les acteurs du jour dans une aura ensanglantée. Le navire qui se targuait de n'être que bonheur et oisiveté n'était en réalité qu'un cimetière sur l'eau. La nuit étoilée serait un terrain de jeu.
Cri strident d'une femme en guise de départ de la course vers la survie ; Claus se décorait de son expression neutre, ne dévoilant pas une once d'angoisse ou de recul, l'homme préférant s'orner de son rôle d'explorateur afin d'agir.

Maïka, je compte sur... arrêt impromptu tandis que son regard noirâtre se déposait sur l'allure de sa partenaire.
Quelque chose ne va pas du tout. J'ai déjà vu tout cela quelque part et ne me demande pas où mon beau, propos maîtrisés, la danseuse ne veut pas montrer sur le moment qu'elle ne suit pas le rythme. Le goût de la mort rôde partout, sois prudent Claus.
Ton sérieux me ferait presque m'inquiéter. Ma douce, nous serons tout aussi parfaits qu'à l'accoutumée, il la regard d'un air protecteur mais rien dans ses gestes ne pourrait traduire son soutien. Et toi, geste rapide de la main droite désignant Azalys. Ravi de voir que tu es capable d'avoir une arme, ton lien avec ton gardien est potable.

La lumière rouge prenait le dessus sur le Gold incitant la belle à laisser se dissiper sa création au dessus d'elle. Aucun des deux ne lançait d'intérêt vers la populace, ils étaient réalistes et savaient que rien ne les ferait se calmer ou se montrer figure de sagesse maintenant que la panique pleuvait sur eux. Il n'y avait qu'une et unique mission ; dénicher le pourquoi de tout cela et l'annihiler. }



[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Monsters ► 20/7/2018, 12:58 ►
Event o1 — Modération !  

La nuit ne faisait commencer, cette teinte rouge serait le fil des événements à n'en point douter. La peur se jouait de tous, les passagers se mettaient sur le côté et les gardes présents tentaient tant bien que mal de garder le calme. Des mots pour rassurer, des conseils pour autant, il était aisé de déceler l'angoisse sur le visage de ces derniers. Que faire, pourquoi ? Nul ne savait vraiment ce qui se tramait dans les entrailles de ce qui était un paquebot de joie. Dans un élan de courage, l'un des soldats se mettait en avant, haussant la voix pour se faire entendre.

« Que tout le monde reste calme ! Les choses sont sous... » Bruit de chair, nuque tranchée. Sans parvenir à achever sa phrase, voilà que le garde voit sa tête quitter son corps d'un coup net. A sa droite, contre le mur, une étrange fumée noirâtre s'accumulait de laquelle sortit une lame. Stupeur, hurlements. La panique s'invite à la fête.





??? || danger ★★★★☆
13pv/13pv — de la fumée sort alors une énorme créature d'environ deux mètres. Doté de larges épaules, elle se redresse alors, dévoilant une énorme griffe tranchante semblable à une lame sur son bras gauche. Agressif il pousse un cri de rage, fonçant sur les gens présents. Ce monstre dispose de capacité physique semblable à un homme très entraîné. Sa rapidité et son intelligence au combat sont ses points forts.


[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Azalys ► 20/7/2018, 16:47 ►
Monsters and dusk
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ft. Claus
Song - the devil within.



Pourquoi n’as-tu pas peur ?
Pourquoi n’as-tu pas peur Azalys ?

La tension est là, au creux de tes reins au sein de tes cils, mais jamais elle ne s’égare à clore tes paupières. Tu es droit. Inflexible. Chaque seconde s’étire comme des siècles, tu regardes minuit ; il est de ces heures où il ne faut pas réveiller le drame, où il devrait être interdit de chercher autre chose que Morphée, et pourtant vous êtes tous là, dans l’attente silencieuse, dans la résignation paniquée – il n’y a rien d’autre à faire, penses-tu, que de regarder ces lumières carmines et que
D’attendre.
Que le danger vienne à vous.
Que les cieux s’écartent, se dissèquent.
Que vous puissiez livrer ce combat qui vous avez été imposé,
Car cela tu le sais, Azalys, qu’il vous faudra bientôt vous battre.

C’est un instinct amer qui te prends,
Tes mains tremblent, elles-aussi.
Mais tu n’as toujours pas peur.
Tout au plus espères-tu que tu n’éprouves aucune hâte ; cela signifierait que l’Autre aurait gagné du terrain, penses-tu, que tu ne serais plus que crécelle entre ses doigts. Pourtant d’extérieur tu conserves ton allure d’enfant, un peu comme une fée ou une sirène quand tes yeux chantent l’outremer, les parfums sucrés du lac d’Idye ou des confiseries de ton enfance,
Mais à l’intérieur tu es un monstre.
Une calamitée
Dissocié(e).

Tu ne prêtes aucune attention au sarcasme de ton compagnon, « Azalys » ; ses mots sont cynisme mais ton cœur, depuis quelques minutes, ne se prête plus qu’à l’euphorie et à la prudence. Autour de vous, la belle paniquée se fend, s’écarte peu à peu et la silhouette d’un homme se dessine, beau d’armure et blond de tête ; un soldat, qui se grandit quelques instants pour vous inciter à ne pas paniquer.
Que tout le monde reste calme !

(Tu l’es, Azalys, oh, curieusement tu l’es,
Mais impossible de contenir la foule — ils sont fragiles — ils sont périssables — et tous le savent.)



ET SOUDAINEMENT, LE MONDE
SE DÉCHIRE.
— Tout du moins la nuque du garde qui, de son seyant piédestal, se détache dans une nuée de fleurs carmines. Elle ne roulera pas au sol, comme dans les histoires, elle s’écrasera simplement comme une poupée souillée ; et personne ne l’aurait de toute façon vue rouler, tant les regards s’étaient figés sur l’éclat de la lame qui l’avait transpercée. —


Tu te figes. Inspire.
La respiration la plus longue du monde, comme si tu conservais dans tes poumons toutes les possibilités d’un même univers, mais que chacune ne sonnait que l’idée de mort,
Ton souffle résonne à tes oreilles. Carillonne.
Etat de choc.

Parce que, juste devant toi
Une âme se meurt.
Et les autres restent en péril.

Te reprendre, Azalys.
Tu dois te reprendre.


Tu te redresses, tes gestes se font mouvements puis chérème ; tes doigts se replient brusquement pour protéger les ailes de ta liée, alors que tes jambes, elles, se meuvent d’un demi-pas vers l’arrière. Tu n’as pas encore réalisé Azalys, l’instant ne s’est pas encore gravé dans tes paupières mais déjà ton corps réagi, le monde tourne et tes bras se lèvent, valsent et Dahlia elle-même rassemble les ombres, lumières devenant puits de ténèbres, orbe se faisant démons,

Vous devez
Vous défendre.
Vous défendre.
Vous défendre.
Survivre.


— Azalys ! hurle ta belle, mais son cri n’est que murmure dans la panique de la foule.

Tu ne réponds pas, tes doigts se plissent et se fendent, écorchent la carne de tes propres paumes. Tu es sourd un instant Azalys, d é s o r i e n t é, le noir s’accumule dans tes iris puis dans tes reins et dans tes poumons, tu respires mal, en saccadé ; un monstre d’ombre s’était fendu du mur et taillait la foule, ou peut-être la tailladerait-il dans quelques secondes, tu ne sait pas ; ne sait plus si le sang sur la lame est celui d’une personne, ou de milliers.

Réagir.
Réagir.
Réagir.


Il ne s’était écoulé que trois secondes, mais avant que tes mains ne s’ouvrent enfin, tu avais eu l’impression de flirter avec l’éternité.  
Tu te déplaces vers l’arrière, léger, tes poignets craquent et se fendent, ton gant se pare de rouges et d’ébènes ; les lueurs carmines des lanternes s’atténuant pour former une légère ombre sur ta main, amplifiée par l’aide de Dahlia. Tu agis à l’instinct, Azalys, tu n’avais jamais été formé pour jauger tes adversaires après tout ; tes yeux se closent un instant,
Et lorsque tu les rouvres, tu es prêt.
À agir.
À te laisser dévorer.
À le détruire.

Alors le chaos saisit ton esprit.  
Les ombres creusent ta paume puis se glissent, se jouent de toi, ta tête se renverse et tu esquives, ton regard ne veut pas voir, ne veut pas observer le tatouage éphémère qui se forme dans le creux de tes bras (des cauchemars jumelles à ceux que tu invoques) ;
Les ombres se multiplient avant de quitter ta chair, elles grandissent. Prennent la forme d’êtres humains, mais d’êtres humains un peu difformes, avec des lèvres déchirées et des membres décharnés ; se séparent en deux groupes, enfin.

Quelques de tes créations viennent alors se dresser avec effroi entre le monstre et la foule, tandis que les autres enserrent ses hanches et ses bras de mains vengeresses ; murmure naissant dans ton esprit en parallèle de la frayeur qu’elles t’inspirent,
Tu le veux.
L’étouffer, le briser.
Te sauver, et peut-être sauver un peu des autres – même si l’Autre ne l’avouera jamais.
Et si la félicité le veut bien ce soir, si ton pouvoir vainquait ta terreur,
Tous deux se déchireront de chair et de sang.

Alors tes ombres attaquent.



Rp 2 - codage par Alcyon ♥




[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Gear ► 20/7/2018, 16:47 ►
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'Dé Rang I & II' :

[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Claus ► 21/7/2018, 15:59 ►
{ Statue sans expression, Claus observait les environs sans sourciller, se demandant ce qui allait bien pouvoir se passer. Au fond, une petite voix lui criait que la mort rôdait autour d'eux tel un rapace au dessus d'une carcasse. Le mage voulait ignorer, garder la tête froide en espérant éviter le pire. Erreur fatale.
Le regard sur le soldat emprunt d'un élan de courage, il l'observait se demandant bien ce qu'il croyait bien pouvoir faire avec de simples mots. Les belles paroles sont passées de mode une fois un certain stade atteint. Puis le sang, la vision de la chair déchirer par une lame sortie du néant. Le faciès se crispait, les yeux s'écarquillaient un instant.

Maïka ! Claus sortit sa main encore en poche. L'adrénaline qui parcourait ses veines sur terre se profilait. Le feu devait purifier.
Levi Gladio, le spectacle pouvait commencer pour la belle. La scène se dévoilait aux yeux de tous. Silencieuse suite à la voix, elle prenait la parole sensible à l'adrénaline s'invitant chez son mortel. Elle tendit la main vers Claus, l'index tendu afin d'appuyer son geste, dès lors des flammes bleutées offrirent l'impression de dévorer le bras droit du mage pour enfin se dissiper, dévoilant une épée qu'il empoigna.
Restez tous à l'écart... ! Cette chose est rapide, trop rapide tandis que la populace est bien trop inexpérimentée.

La mélodie morbide ne cessait de gagner en puissance. L'aphasie de la peur n'était plus rien car la panique avait pris possession des lieux. Les mains serrées sur le pommeau de son arme, Claus agita son regard de gauche à droite afin d'analyser la situation. La teinte rouge, les faciès paniquée, tout n'était que piège, que traquenard. Une leur petite lueur attira néanmoins l'attention du duo, celle du courage inattendue du jeune garçon qui parvint à bloquer la chose.

J'en profite ! Ardenti murum ! La belle aimait user de paroles, signifier ses dons d'une allure noble et sophistiquée. Autour d'elle l'air semblait devenir brûlant, des flammes dansaient tout le long de son corps. Elle claqua des doigts, un mur de feu saphir encerclant le monstre afin d'essayer d'éviter une fuite vers les passagers.
Bien les faibles sont en sécurité. Maintenant, le mage s'élança alors avec aisance en direction de l'ennemi, traversant la magie de Maïka sans craindre la brûlure. La créature était bloquée, Claus profita de cette chance pour le charger lame en avant, offrant un assaut au niveau de son cœur, espérant qu'il en avait un. }



[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Gear ► 21/7/2018, 15:59 ►
Le membre 'Claus' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé Rang III & IV' :

[III] – Et le monstre redevint poussière, à moins que la poussière n’eut formé le monstre – ft. Clausy., par Monsters ► 21/7/2018, 17:29 ►
Event o1 — Modération !  

Le monstre apparu, la panique s'empara du pont. La stupeur était présente mais cela était sans compter sur le duo de mages parés à affronter la chose. Un explorateur, un message, une fine équipe. Sans même pouvoir se mouvoir, la créature fût bloqué net ainsi qu'enfermé au milieu d'un mur de flammes. Il n'aura fallu qu'un assaut bien placé pour que la tactique choisie vienne à bout du sbire de la fumée. Pour autant, il cria un puissant cri avant de disparaître, accumulant de la fumée au niveau des murs du navire. La chose désirait vengeance.

Des bruits étranges, des regards perçants les ténèbres. La fumée était sur le point d'invoquer une grande quantité d'ennemis, le danger était à son paroxysme. Les affronter ou fuir ? La question ne se posa pas longtemps puisque à une certaine distance du groupe de survivants, une imposante lumière semblable au soleil apparue. Peut-être était-ce un espoir ? Toujours est-il qu'il allait falloir courir, et vite.


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