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« Il y a bien longtemps avant même que les gens n'habitent dans le ciel. Une guerre terrible éclata entre les hommes et une Déesse malfaisante. Après des combats sanglants, nos ancêtres aidés de Dieu scellèrent le pouvoir de cette Calamité. Puis quittèrent la terre souillée et stérile pour construire leur avenir dans le Ciel. »
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{ Pendant ce temps-là [ft Yuri]
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Pendant ce temps-là [ft Yuri], par Reolas ► 8/8/2018, 08:31 ►


Pendant ce temps-là
feat Yuri

Le soleil commence à laisser place à la fraîcheur de la nuit. Le vent se lève légèrement, faisant virevolter les cheveux de la lame. Plus les secondes passent et plus l'agacement se fait ressentir. Faire le même geste en moins de quelques minutes à peine n'est pas sa tasse de thé, surtout lorsque il s'agit de remettre en place des mèches lui obstruant la vue.

Des mots glissés à son oreille le poussent à arpenter les ruelles afin de trouver une petite auberge. Senu a raison, resté planter à ne rien faire, ne sert pas à grand chose. De plus, un sentiment de faim vient tordre son ventre. Il est difficile de savoir où l'on va quand cette région n'est pas celle qui nous a vu naître. Alors, le plus simple est de retourner aux endroits déjà connus, même si les gens ne sont là que depuis la veille.

Le bâtiment est simple, assez exotique tout de même pour le duo. Les décorations évoquent l'eau, les bateaux. La nation toute propice dans laquelle ils se trouvent à l'heure actuelle. Idye, un endroit fort intéressant pour la lame qui découvre cette région de Caelum. À présent, il ne restera que celle de Falias à aller voir.

Après avoir pris place autour d'une table et commander de quoi être repus, chacun observe le lieu. Qui se trouve là ? Certainement des gens provenant des quatre coins du monde. Car peu de temps avant, ils avaient dû amener un proche au lac d'Aegir. Pour Reolas et son gardien Senu, c'est bel et bien le cas. Un frère à sa mère qui avait souhaiter que la lame l'accompagne jusqu'à Idye. Au départ, le duo aurait dû participer à l'évènement, mais au final, la lame avait refusé cette invitation. Le duo aller donc attendre que son oncle revienne avant de repartir pour Eriu. De petites vacances improvisées, son imagination se projetant vers le Gold. Là où la fête doit battre son plein.

Comment savoir la vérité sur, quant à ce qu'il se passe là-bas, alors qu'ils sont comme couper du reste sur ce bateau. Il est facile de spéculer, émettre de simples hypothèses. Enfin, cela n'est pas très utile, autant profiter de ce qui se déroule face à eux.

Faisant un signe de tête au serveur, la fine lame vient attraper sa fourchette. Senu fait de même sans aucun bruit et ils commencent à se sustenter. Des inconnus peuvent se questionner quant à la relation de ses deux personnes. Pourtant, ils s'entendent très bien, malgré le manque de parole pouvant être échangé. Ils n'ont juste rien à se dire d'important pour le moment. Pour Reolas, Senu est comme un père. Cinq ans qu'il s'est immiscé dans sa vie en échange d'un lourd prix, comblant néanmoins un trou béant dans son cœur. L'amour est là, véridique, sans une once de doute. Cela rend même aveugle l'humain, du moins pour sa mère et quelques d'autres personnes de son entourage.

Le fil des aiguilles passe, les deux assiettes se vident indéniablement. L'heure de prendre du repos arrive à grand pas, mais voilà que quelques mots viennent à leurs oreilles. En temps normal, cela ne l'aurait pas plus dérangé. Toutefois, en cet instant précis, cela concerne le duo et l'intrigue.

Se tournant vers la table derrière, Reolas ouvre la bouche pour demander innocemment.

"Il est vrai que le Gold a quitté la côte ? Pourquoi ?"

Le concerné parle alors de la volonté du dirigeant du vouloir certainement marquer les esprits, car les nobles ont toujours tendance à montrer leurs richesses. Le duo l'écoute avec attention, mais le regard de la lame semble chercher plus des réponses dans les yeux d'une demoiselle aux cheveux bicolores. Un aspect et un aura l'attirant inconsciemment.
panic!attack


Une main se tend pour le guider vers le droit chemin.
©crack in time

Pendant ce temps-là [ft Yuri], par Yuri ► 9/8/2018, 00:34 ►
Ah, Idye ! Si je n’avais pas fait le tour de Caelum, je pouvais déjà dire sans avoir peur de me tromper que cette région était ma favorite. Un peu normal au fond, puisque c’est ici que j’avais grandis. Une fine couche de nostalgie venait flouter ma vision et me faisait ignorer les petits inconvénients de la vie dans le nord, les remplaçant par des bénéfices que seule une native des lieux pouvait vraiment considérer. Si l’on était loin de l’effervescence de Majoris, ce n’était pas pour me déplaire. L’ambiance était plus conviviale, plus festive. À la fois plus modeste et plus excentrique, ce qui avait de quoi charmer la bicolore que j’étais. Il faisait du bien de remonter dans le nord, d’oublier un peu le travail et d’aller passer un moment de repos bien mérité avec des proches. Enfin, ça c’était le plan. Dans les faits, je suis arrivée comme une fleur chez une vieille amie, une femme de cinq ans mon aînée avec qui j’avais grandis. J’aimais prendre de ses nouvelles à l’occasion et lui demander comment allait tout le monde. Seul problème, je me retrouvai cette fois confrontée à une porte close. Un peu mécontente de m’être déplacée pour rien, j’interrogeai son voisin pour mieux découvrir qu’elle était absente, partie profiter d’une soirée dont tout le monde parlait, sur le Gold. Direct, je commençai à faire la gueule.

Le voisin en question continua son petit monologue pour me parler de l’événement auquel il aurait sans doute lui-même voulu assister, mais cela me passait deux pieds au-dessus de la tête. Grognonne, je quittai les lieux sans un au revoir, les mains dans les poches et Spinel sur les talons. Je m’étais déplacée pour rien. La panthère blanche dont le pas était souple et rapide esquissa un air amusé en ma direction. Je devinais son humeur taquine, peu surprise par les mots qu’elle m’adressa.

« Allons, tu ne vas quand même pas bouder. Nous sommes à Idye, il y a toujours quelque chose à faire ici, tu le sais bien. »

Elle avait bien raison et je le savais, mais voilà. C’était le principe, j’avais envie de voir mon amie et elle n’était pas là à cause de cette croisière. Ceci étant dit, j’étais aussi une personne d’avenir, réfléchissant aux opportunités, n’ayant guère peur de se salir avec un plan B. Je lui répondis donc d’un sourire plus enthousiaste, ma posture retrouvant de sa superbe et mon pas retrouvant son énergie malicieuse et engageante.

« Et, surtout, il y a toujours de quoi manger ! »

Et c’est ainsi que nous nous étions retrouvées dans ce petit établissement. On nous avait jeté quelques regards à notre entrée, quelques curieux allongeant le cou pour dévisager Spinel. Cette dernière, toutefois, aimait bien cette attention reçue et en profitait pour parader un peu, fière et digne. C’était marrant de la voir faire son petit numéro, moi qui était bien plus directe, plus rustre et, surtout, plus affamée. Il était tard après tout ça et mes fringales de fin de soirée étaient dévastatrices. Nous étions donc en train de nous régaler, échangeant des regards de défi pour savoir qui allait manger le plus de poisson cru, lorsqu’une tierce personne se tourna vers nous pour poser une question. Autant dire que je fus prise au dépourvu, un brin de riz au coin de la bouche, encore penchée au-dessus de mon assiette. Il s’agissait d’un jeune homme aux cheveux d’un noir de jais qui semblait sincèrement curieux, mais cela ne me laissait pas moins perplexe. Il me demandait vraiment ça à moi ? De toutes les personnes à qui il pouvait demander ? J’haussai les épaules.

« Parce que c’est un bateau p’t’être ? »

Je veux dire, ça ne me paraissait pas si fou que ça. Considérant que la soirée était supposément ouverte à pas mal tout le monde, ils devaient bien limiter le flot d’arrivants à un moment ou à un autre. Capacité d’accueil, tout ça tout ça. Quitter la côte était donc une façon comme une autre de limiter les entrées à bord. Puis voilà, c’est sympa, petite soirée sur le lac, petit sentiment d’exclusivité pour les gens qui étaient sur le bateau, ça fait toujours plaisir. De quoi créer un engouement pour le Gold quoi, pour leurs activités futures. Vraiment, pour le coup, je ne voyais pas quoi répondre d’autre à sa question. Enfin, c’était peut-être un peu impoli de s’en tenir à cela seulement. C’est Spinel qui rattrapa le coup pour moi, assise tel un très grand chat sur sa chaise, devant son assiette, comme déterminée à ne pas laisser sa nature de panthère l’empêcher de se comporter comme une femme civilisée et digne.

« Je suis Spinel et la demoiselle se prénomme Yuri. À qui avons-nous l’honneur ? »

Et à moi de surenchérir, parce que j’étais une personne curieuse et que la gêne n’allait pas m’arrêter. Je m’essuyai la bouche du revers de la main et me permis d’enchaîner.

« Et pourquoi cet attrait pour le Gold ? Fallait y aller si tu voulais en savoir plus, à ce qui parait c’était ouvert à tout le monde. »