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« Il y a bien longtemps avant même que les gens n'habitent dans le ciel. Une guerre terrible éclata entre les hommes et une Déesse malfaisante. Après des combats sanglants, nos ancêtres aidés de Dieu scellèrent le pouvoir de cette Calamité. Puis quittèrent la terre souillée et stérile pour construire leur avenir dans le Ciel. »
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La malédiction de Kur-Kigal - forum rpg
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{ Ephrem & Saowin.
 :: Falias :: Ville de Manest :: Cathédrale de glace :: Le bal du Flocon ()

Ephrem & Saowin., par Gear ► 26/11/2018, 23:28 ►
Participants, ordre de post : Ephrem & Saowin.
Mise en situation : Maintenant que vous êtes arrivez dans la salle de bal du palais vous êtes libres de vos mouvements. La plèbe côtoie les hautes sphères et certains présents semblent récalcitrant à un tel mélange. Bien que les visages de tous soient masqués leurs attitudes les trahit, ils restent à l'écart se contentant d'être observateur. Le buffet et la piste de danse vous sont accessibles ! Qui sait qui se placera sur votre chemin, ami ou ennemi ?

Ephrem & Saowin., par Ephrem ► 27/11/2018, 17:18 ►
Cela faisait bien quelques minutes que le jeune homme regardait les invités se mouvoir dans la grande salle. Combien étaient-ils ? Nombreux, c'était sûr. Il avança finalement et se décida à se joindre au bal. Il avisa quelques secondes la piste de danse, où des duos s'étaient déjà formés pour effectuer quelques pas. D'autres s'aventuraient avec audace et abordaient les autres sans gêne aucune. Lui n'oserait jamais essayer, il était trop gêné et intimidé par la foule... Il admira quelques instants les danses travaillées et celles les plus improvisées, avant d'encore tourner la tête vers le buffet.

Voilà qui était plus raisonnable, songea-t-il. Rester debout et manger, ce n'était pas compliqué. Et avec un peu de chance, il pourra essayer d'aborder quelqu'un sans se soucier de rien. Il prit une assiette et se saisit de quelques mets à l'aide des pinces présentes. Un instant, il se pencha sur un plat qu'il ne reconnut pas. Puisqu'il était question de nourriture et que le soldat était gourmand, il fut moins hésitant pour poser une question à un homme, près de lui :

-Excusez-moi. Savez-vous de quel plat il s'agit ?

[HRP : je ne sais pas si l'entrée en matière te va. Si quelque chose ne va pas, n'hésites pas à me mp !]

Ephrem & Saowin., par Astrale ► 30/11/2018, 19:25 ►
Le bal du flocon
"Everybody knows that the dice are loaded, everybody rolls with their fingers crossed, everybody knows the war is over, everybody knows the good guys lost, everybody knows. (song)"
La nuit n’était pas tombée sur le ciel ce soir
Les étoiles n’avaient pas déchiré la voute stellaire

Sans doute plus d’un enfant s’était-il épris à rêver que les cauchemars n’hanteraient pas leur sommeil pendant la miraculée célébration des flocons, et pourtant le crépuscule s’était étendu là, les nébuleuses s’étaient saisies des congères et des nefs cationiques, avaient constellé d’astres un sanctuaire qui aurait dû rester d’albâtre ; sous les lanternes de la salle de bal, la cathédrale résonnait de mille parfums et elle se hâlait de murmures étranges, de reflets si scarifiés et si abscons qu’on eut dit que les piliers s’étaient mis à vivre,

Que des incubes fleurissaient entre les masques et les sourires.

Tu étais là, Saowin, perdu au milieu du rien mais attentif à tout, au moindre glissement sur ta peau de Célestine ; étrange poupée de cire toi aussi dissimulée derrière ton masque, tu te sentais sacrilège, ne te prétendais d’aucune sociabilité ou d’aucune qualité sinon celle de pouvoir disparaître au creux de la foule sans être abordé, de faire chair les mouvements de l’esquive et de la fuite ; tu étais sacrilège, indésirable puisque tu consacrais ton corps tout entier à la défense d’une autre et que ni les bavardages, ni les conversations intellectuelles ne pouvaient t’intéresser.

Tu étais abstrait, lambeau d’existence réduit à s’arracher lui-même,
Tu étais atrophié, mutilé, déformé,
Tu étais sien. Atrocement sien.

Oh, tu n’avais jamais eu aucune envie de te trouver là, Saowin, et il aurait été vain d’affirmer (comme toujours) que tu resterais à ce bal plus longtemps que nécessaire ; tu avais simplement suivi Astrale, comme tu la suis toujours – simplement, fidèlement, avec cette dévotion simple qui caractérise les âmes ne vivant que dans la tourmente des autres. Il n’y avait, sur ton front de guerrier, rien de l’ardeur ou de la loyauté qui caractérisent généralement les âmes les plus fidèles  ; au contraire, c’était quelque chose d’étrange en toi Saowin, quelque chose de peu banal dans cette petite stature tirée de porcelaine et de jais, dans tes iris au parfum de funèbre ; sans doute pourrait-on redessiner un cri avec tes sourires sarcastiques,  si l’on s’égarait à les affronter plus de quelques secondes.

(Parce qu’il n’est d’abysse dans lequel l’homme ne souhaite pas plonger,
Sinon celui qui lui laisse apercevoir la lumière.)

Et c’est en toi l’abstinence, la haute stature de ceux qui s’abandonnent, c’est en toi le sacrilège impie des calamités et de la disgrâce – tu étais né dans le fer et le sang mais tu jouais ce soir un autre rôle que le tien. Alors tu étais là, tu t’étais laissé déguiser ce soir ; des ailes de jais respiraient lentement le long de ton masque vénitien, effleuraient la courbe masculine de ton cou ou l’aile brisée de tes omoplates, puis disparaissaient sous la chemise blanche et le costume noir.

Tu avais posé ton coude sur le buffet, Saowin, observait la foule sans jamais essayer de la saisir, ne t’intéressait qu’au feulement familier (et oh combien réconfortant) des ancolies sur les chevelures brunes ; ta main attrapait de temps en temps quelques mets sans que tu ne t’abaisses à prêter la moindre attention aux autres convives, seulement occupé à suivre Astrale du regard. À protéger, comme toujours – valse un peu malsaine de cet être qui avait vendu son âme et en chérissait l’acheteur. Sans doute serais-tu resté longtemps ainsi, silencieux contemplateur de toute l’incandescence humaine, si un adolescent n’avait pas soudainement remarqué ta présence et n’avait pas attiré ton attention en t’adressant la parole :

— Excusez-moi. Savez-vous de quel plat il s'agit ?

Une banale question sur la nourriture. Bien éloignée de ces paroles obscures et décharnées auxquelles tu avais été habitué (Qu’Astrale ne cessait-elle jamais d’évoquer les nébuleuses et les entraines de la terre fraîche !). Un sourire de politesse éclot sur tes lèvres alors que tu te redresses, offres enfin un regard désintéressé sur le plat – qui venait, à lui seul, d’obtenir plus ton attention que l’ensemble des convives de cette maudite soirée

— Hm… carpaccio de saint jacques aux truffes noires, je dirais, réponds-tu sans hésitation. C’est quelque chose qu’ils servent plus dans les hautes Cours de Majoris qu’à Falias, d’ailleurs...

Astrale t’avait enseigné les moeurs de son milieu, après tout. D’un geste, tu te redresses, déplies ton mètre soixante d’une stature plus digne ; égares tes yeux sur l’adolescent qui se tient face à toi, puisque tu ne peux plus te soustraire à son attention. Un visage caressé par quelques mèches aussi noires que les siennes, un coeur corbeau pulsant au creux des lèvres, une candeur esquissée dans le regard... mais une étrange rupture entre le regard et la stature, la juvénilité apparente de ses traits laissant place, dans certains maintiens du corps, à quelque chose de plus rigide et assumé. Un peu comme un soldat envoyé trop jeune au combat.

Et tes lèvres esquissent un sourire plus franc alors que tu te rapproches du jeune homme pour murmurer :

— Vous m’avez l’air un peu perdu, je me trompe ? Enfin... Pas besoin d’être un fin observateur pour remarquer que ceux qui se complaisent le plus dans cette foule sont les hautes figures de la société, malgré la volonté affichée des organisateurs. Et vous n’en êtes pas, selon toute apparence, ajoutes-tu sans que ton intonation ne révèle la moindre trace de médisance ou de compassion.

Et tes yeux glissent une nouvelle fois, effleurent cathédrales d’acier et empires de silence avant de trouver la silhouette d’Astrale accroupie sur le sol, de caresser maintes et maintes fois les ancolies joueuses sur le coin de ses lèvres,

Tu veillais. Inlassablement, et alors même que tu conversais, tu veillais.
Parce que la nuit, comme toujours,
Pouvait se faire tombeau à n’importe quel instant.
Rp 1 - Ft. Ephrem - codage par Alcyon ♥



Ephrem & Saowin., par Ephrem ► 1/12/2018, 19:07 ►
L'homme aux cheveux ébènes porta son attention sur le plat que lui avait désigné Ephrem. Il le reconnut tout de suite. Aussitôt que le nom du plat fut prononcé, le soldat en oubliait déjà le nom... Alors qu'il s'agissait d'une spécialité de Majoris, d'après son interlocuteur... Cela montrait au jeune homme qu'il manquait cruellement de culture. Il observa quelques instants de plus le plat, avant d'en prendre une poignée pour la poser dans son assiette. Alors qu'il la considérait du regard, l'homme avec qui il avait engagé la conversation se rapprocha pour lui parler plus discrètement.

Il ne put s'empêcher de sourire en entendant la remarque de l'homme. Et oui, il était si évident de voir les différentes castes séparées que les masques ne servaient presque qu'à un prétexte idiot, ou une décoration de plus dans ce paysage luxueux.

-Et bien, on peut dire que vous m'avez démasqué, ria-t-il, se jouant de la situation.

Il ne s'embarrassait pas de formes ou de règles, ce bal le dépassait totalement. Portant toute son attention sur l'inconnu, il lui était pourtant impossible de savoir s'il était un homme de la haute, ou pas. Il avait l'air naturel, cependant il n'avait pas l'air d'être entièrement avec lui.

-Ce bal vous ennuie-t-il ? Vous m'avez l'air d'être habitué à ce genre de situation... Ou du moins, plus que je ne le suis. Seriez-vous de la haute classe ?

Simple curiosité de sa part, il souhaitait en savoir plus sur cet homme masqué. Et puis, maintenant qu'il avait mis les pieds ici, autant mettre les pieds dans le plat.

Ephrem & Saowin., par Astrale ► 3/12/2018, 00:11 ►
Le bal du flocon
"Everybody knows that the dice are loaded, everybody rolls with their fingers crossed, everybody knows the war is over, everybody knows the good guys lost, everybody knows. (song)"
G l a c i a l
Que tout ne devienne glacial ce soir
Et que tout ne s’égare encore,
La cathédrale de Falias.

Elle t’écrase, son immensité se perd dans les ciels de voûtes bien plus immenses et tout s’égrène, les esprits des présents ne sont plus que poussière sous l’effroyable et broyant battement du temps ; sourires et iris se teintent de gris et l’aube se voue au crépuscule, comme si les nébuleuses s’étaient elles aussi invitées au sein du bal, comme si des démons fleurissaient dans les parfums des gants et les infimes plissements des robes soulevées par les poignards d’apparat,
Tu étais ailleurs. Distrait par des milliards de possibilités, de nuances bien trop ternes pour qu’elles ne te remémorent pas à tes propres abysses. Eut-il fallu une seule nuance de rouge pour relever les milles bleus et cuisses de nymphe aux yeux d’argent que tu n’observais, dans la foule, que celles des roses glissées dans les soies des chevelures et il t’aurait paru inconvenant que de dénuder les dames de leurs pétales, à moins que le flocon ne se consente à glacer tes mains elles-mêmes,

Que ton coeur ne soit plus qu’éclat dans une grande gueule d’obscurité,
Comme les roches calentropiennes au-dessus de leurs cranes,
Comme les épisomes formant des ailes sur tes lèvres.

Tu soupires Saowin, tout n’est plus en toi que splendeur et terreur alors que ton corps se meut, s’adapte en de subtils gestes aux miasmes de la foule ; tu te devrais rester immobile, sans doute, pendant que tu parles à ton interlocuteur, mais tu ne peux te départir de cet instinct qui t’es devenu si familier, de cet activisme qui ronge si bien le creux et le coeur de tes veines (de tes ailes),

Oh tu n’es pas sain, tu ne portes ni couronne ni gueule d’angelot, tu es marqué par la guerre et la décadence, marbré par des milliers de ruines qui hurlent sur ta peau comme des cancrelats de vie d’ailleurs et tu songes, tu songes à cet instant que cela doit se voir - et tu t’en agaces, Saowin, de laisser transparaître si brusquement un jeu que tu aurais dû faire tien depuis bien longtemps ;
You can run, but you can’t hide.

Tu devrais être ailleurs, c’est un fait, mais tu étais ici et tu te devais de respecter les règles invisibles placardées à l’entrée de la salle. Alors c’est avec exaspération que tu replaces ta gueule de chérubin sur tes traits, lisse tant et si bien le creux de tes lèvres et de tes omoplates que tu te fais un instant lunaire, angelot sage malgré ses ailes cendrées et les suppliques séculaires qui saignent son coeur ; entendrais-tu hurler, verrais-tu Astrale mourir dans tes paupières que tu te resterais bien droit là, tant que la situation ne te demanderait pas de te dévêtir de ton propre masque.

Tu ne veux pas jouer.
Tu ne joueras pas tant que tu porteras encore un déguisement en-dessous du tiens, pense-tu ; et que tu auras choisi ce masque qui n’était pas fait d’ébène et d’acier, mais d’antéchrists et d’épées.

Alors tu replaces tes iris eux aussi bleutés pour un soir sur le garçon face à toi, décides de l’observer et de lui accorder ton attention, puisque lui non plus ne joue pas ; ou alors un jeu qui serait bien trop subtil pour toi.

— ... Vous ennuie-t-il ? Vous m'avez l'air d'être habitué à ce genre de situation... Ou du moins, plus que je ne le suis. Seriez-vous de la haute classe ?

De la haute classe. Belle ironie pour une pierre qui ne se marquait que de rêves et ne servait que des desseins qu’il ne pouvait prétendre siens. Délicatement tu te redresses, tes paumes forment une ire silencieuse, une prière muette dans laquelle éclosent quelques amarantes. Conscient, dans ce cruel instant, de ton statut inférieur, mais pas suffisamment humble pour te l’avouer à toi-même, tu préfèreras bientôt à la vérité quelques mensonges semi-amers, esclaves de ta servitude et de tes souvenirs oubliés depuis des siècles :

— Pas vraiment. Disons que j’accompagne plutôt une dame sur laquelle j’ai juré de veiller. Une princesse, précises-tu en toute sobriété. Et ni elle ni moi n’apprécions les évènements de la Cour, bien qu’elle s’en accommode bien mieux que moi-même.

Beaucoup mieux, te murmures-tu pour toi-même alors que tes yeux s’égarent vers la foule, ne repèrent ni turquoises sauvages ni sourires incandescents. Tu retiens un soupir, le transforme en sourire sur tes lèvres alors que tu te reprends déjà ; ajoutes d’un ton véritablement intéressé, quoique toujours un peu distant :

— Et vous ? Qu’est-ce qui vous amène ici ?

Et, dans ta poitrine,
Ton coeur ne battait plus que d’être enchainé à elle.
Partons ailleurs, Saowin.
Partons.
Rp 2 - Ft. Ephrem - codage par Alcyon ♥



Ephrem & Saowin., par Ephrem ► 3/12/2018, 22:42 ►
Ephrem se saisit d'une fourchette pour piquer dans son assiette, goûtant une première bouchée de ce qu'il venait de se servir. Il écoutait toujours l'homme avec qui il avait entamé la conversation, qui était pour le moment la chose la plus intéressante qu'il lui était arrivée de la soirée. Il fut étonné d'entendre le mot princesse, au beau milieu de cette phrase. Alors, il était le garde du corps d'une princesse ? Voilà qui était pour le moins surprenant. Dans sa surprise, ses sourcils se haussèrent, et ses yeux s'agrandirent. Il ne sut si cela était visible sous le masque, mais il fit de son mieux pour retrouver une posture neutre, comme si cela était tout naturel. Et maintenant qu'il lui avait demandé la raison de sa venue, il devait y répondre. Il haussa les épaules, songeant que ce n'était pas pour une raison aussi honorable que la sienne, puis se lança :

-Et bien, je suis venu par simple curiosité. J'avais un moment de libre, et j'avais reçu une invitation. Et puis, comme je pensais que je n'aurais pas d'occasion d'assister à ce genre d'événement, je me suis dis que je devais franchir le pas...

Ce qu'il regrettait un peu, maintenant qu'il avait compris que ça n'était pas sa tasse de thé. Pourtant, son père l'avait bien averti de ne pas y mettre les pieds en arguant que les gens de hauts rangs n'étaient pas aussi plaisants qu'ils ne voulaient le faire croire. Puis, dans sa curiosité, il se pencha légèrement vers son interlocuteur :

-Excusez moi, si ce n'est pas trop déplacé... Comment est l'atmosphère, dans la Cour ?

Il ne sut si sa question dérangerait l'homme face à lui mais... La curiosité faisait le pas sur sa bonne manière.
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