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« Il y a bien longtemps avant même que les gens n'habitent dans le ciel. Une guerre terrible éclata entre les hommes et une Déesse malfaisante. Après des combats sanglants, nos ancêtres aidés de Dieu scellèrent le pouvoir de cette Calamité. Puis quittèrent la terre souillée et stérile pour construire leur avenir dans le Ciel. »
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{ have I just hit something? || Feat Azalys
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have I just hit something? || Feat Azalys, par Wade ► 22/3/2018, 08:50 ►


Have I just hit something ? ||

C’est le regard dans le vague que Wade défilait le long des étals, cherchant sans vraiment y croire quelque chose qui pourrait retenir son attention. Féru de mécanique et de technologie, il avait l’habitude de chiner à droite et à gauche, à la recherche d’objets susceptible d’éveiller sa curiosité, d’attiser sa soif de découverte et d’innovation. Et puis, même s’il était rare pour lui de trouver un objet pareil, il pouvait toujours jeter son dévolu sur quelques pièces qu’il pouvait utiliser pour bricoler tout et n’importe quoi. Car dans cet art, Wade s’exprimait avec autant d’aisance qu’un musicien sur son instrument. "Alors Poe ? Tu vois des trucs qui pourraient être intéressant ?" La masse blanche qui se tenait derrière lui se releva, cessant d’observer avec insistance une montre à gousset qui semblait prendre un malin plaisir à faire tourner ses aiguilles à l’envers. Il pencha la tête sur le côté en regardant son humain. Aucune émotion ne transparaissait sur son visage, lui donnant un côté apathique parfois amusant, parfois franchement angoissant. "Et bien… Ca dépends de tes envies. Une montre qui tourne à l’envers, ça te parlerait ?" Son gardien commençait à bien le connaître, et il savait que les objets intéressants, à ses yeux, pouvaient être absolument tout et n’importe quoi, selon ses humeurs du jour. Et il lui était très difficile, si ce n’était impossible, de réussir à trouver LA chose dont Wade désirait dans ce genre de situation. "Pas vraiment, non. Ca doit juste être un problème de réglage, ça serait réglé en un tour de main. » Il l’aurait parié. "Et puis, l’horlogerie, ça demande une finesse que je ne possède pas." Wade lui-même ne savait pas ce qu’il voulait. Il attendait sûrement qu’un des objets se mettent à hurler « c’est moi que tu attends, prends moi » mais même dans ce monde emplit de magie et de mystère, des objets parlant, c’était impossible à trouver. Déçu, le mécanicien se détacha de l’étal qu’il observait et se remis en marche sans regarder devant lui. Résultat : Il percuta quelqu’un, quelque chose, mais il n’eut même pas le temps de savoir ce que c’était. Il le remarqua d’ailleurs à peine. Au vu de sa carrure, lui avait à peine été secoué de ce choc. "Oh merde… Est-ce que ça va ?"





have I just hit something? || Feat Azalys, par Azalys ► 3/4/2018, 23:44 ►
Have i just it something ?
On a hill top, on a sky-riseLike a first born child, at full tilt and in full flight ; defeat darkness, breaking daylight, the sun will shine.
ft. Wadounet
SONG - DAYLIGHT


Orgues.
Échos accrochés au bât du clocher, mélodie atone, graves envoûtés.
Midi. Midi sonné depuis le haut de la ville, au-dessus des gondoles et des couleurs du marché – pâles, air de seringue anesthésique dans la foule commune des étales blanches.
Midi, oui. Il est midi, à Majoris.

Et les venelles de la ville défilent toutes devant lui, identiques de mille bruissements, parcourues de foules endiablées. D’années folles. En silence Azalys tourne au coin d’une ruelle, atteint enfin la place qu’il recherche depuis dix minutes déjà, puis s’aventure dans les aléas de la brocante. L’Enfant marche, caracole entre les étales, goute le son de l’asphalte sur ses doigts, la mélancolie d’un gratte-papier à son oreille. Enferme les araignées dans son cœur, les doutes militaires et les souvenirs d’enfants pour profiter de l’instant présent. Imagine l’écho de l’océan, au loin. Baisse un peu le son de la mer et recommence à flâner, enroulant des étoffes achetées autour des poignets comme des tiares, des couronnes de fleur.

Seul dans la foule, Azalys observe tout.
À la recherche d’une bonne trouvaille, de quelque chose à acheter – il a l’esprit à l’inutile, ce matin –, caracole entre les étages comme une pie joyeuse, pose ses doigts sur les verres édentés et les étoffes coiffées d’oranges un peu sur-orientaux (une couleur « jamais vue sur la Terre », que clament les marchands, bien que l’Enfant n’y croit qu’à moitié.) Allongée sur son épaule, les griffes accrochées à sa veste molletonnée et les ailes paresseusement étendues comme des cristaux en murano, Dahlia observe elle aussi – suggère parfois, quand elle aperçoit une trouvaille malheureuse, miséreuse curiosité de quelques minutes avant que leur attention ne se brouille à nouveau. La petite créature lui indique un petit jouet solaire, un cheval « électrique », laqué de cèdre, soi-disant capable de bouger une jambe lorsque les nuages ne constellent pas le ciel. Puis une babiole semblable à une bille, d’une couleur semblable à ses iris, que l’Enfant écarte avec négligence dans un bruissement de cœur.

L’Enfant est songeur ; pense avec négligence à ce moment où il retournera à la caserne, à mi-chemin entre les odeurs printanières d’Idye et les clameurs de Majoris, les grands cœurs de métal étendu comme des porte-drapeaux au-dessus de la ville. Confond la chaleur du soleil avec les froideurs des étoffes qui glissent sous ses doigts. Vole quelques secondes une écharpe entre les doigts d’une femme, avant de la jeter à nouveau sur l’étale. Flâne, alors qu’il ne devrait pas flâner, comme il se murmure, libre de ses obligations pour quelques heures qu’il avait volées sur le dos d’une chevauchée plus rapide (il ne devait rentrer qu’avant la demi-lune, ce soir), amusé à re-découvrir à chacune de ses visites la vieille cité mécanique, et les étales débordantes de curiosités, de trouvailles inutiles, de fleurs en crépon et de faux oiseau cracheurs d’herbe.

Abandonné à sa contemplation, l’Enfant se glisse dans la foule, virevolte et s’y transparaît, léger comme une rivière ; mais, alors qu’il observe une breloque posée sur une étagère, aux contours violets tranchés comme l’épine d’un corail, il sent une masse géante le percuter, un homme de grande taille. Azalys s’éloigne un instant en se massant le crâne, le pas un peu incertain ; lève ses yeux vers le géant alors qu’il retrouve son équilibre, un instant accroché au bras hâlé de soleil d’une jeune femme avant de s’éloigner de la rousse.

Il observe le visage désolé, reste perplexe un instant.
Ah. Il le connaît.
Il le connaît bien, même.


— Oh merde... est-ce que ça va ?

L’enfant retrouve son équilibre, porte une main hésitante jusqu’à ses tempes ; dénoue un hématome sur son poignet pour se masser les paupières, alors que ses iris absinthes observent le visage de l’inconnu. Oui, la coupe en épis de blés, les brosses longues sur les joues, la mâchoire carrée, les épaules droites – et bien plus proches du ciel que les siennes –, il les connait.

— Par Idye, Wade, je savais que t’avais la tête dure mais c’est pas que la tête apparemment… Bon dieu ces muscles, waow, t’es fait en métal en fait, c’est ça ton secret ? Puis si tu voulais attirer mon attention, il y avait d’autres moyens que de me rentrer dedans tu sais…

L’Enfant se frotte une seconde le crâne, égare la main – et l’esprit frivole – dans ses mèches blondes, en murmurant quelque chose comme « Azalys 0 – L’armoire à glace, 1. » Puis il pose sa main sur le poignet du Géant pour le tirer un peu à l’écart de la foule. Songe délié quand l’océan file sur le sol, se rappelle à lui dans le bâillement de Dahlia, qu’Azalys entend à peine au travers du tissu fin de la sacoche.

Une fois dissimulés entre deux étales, à l’abri de la foule et des mains accrocheuses, l’Enfant murmure :

— Tu viens pour trouver des babioles intéressantes ? J’ai déjà fait le tour, il n’y a pas grand-chose ici… Enfin, rien qui ne puisse t’intéresser je crois. Limite j’en ai plus dans ma sacoche. D’ailleurs parlant de ça…Tu vas par où ?

Rp 1 - codage par Alcyon ♥




have I just hit something? || Feat Azalys, par Wade ► 13/4/2018, 00:36 ►


Have I just hit something ? ||

Wade réalisa, un peu tard, ce qu'il venait de bousculer sans ménagement était une personne qu'il connaissait. Qu'il connaissait même plutôt bien. Il ne pensait pas tomber sur lui ic, ni même aujourd'hui par ailleurs. Cela faisait déjà longtemps depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu, Azalys et lui. Wade n'eut pas vraiment le temps de réfléchir à la question que le jeune homme l'attira avec lui dans un recoin moins fréquenté. Dommage, il aurait aimé pouvoir lui répondre, lui dire par exemple qu'il n'était qu'une simple demi-portion, ou encore que sa petite taille n'était en rien une excuse pour ne pas regarder devant soi. Mais bon, il avait l'habitude avec celui-là que rien ne se passe comme prévu. "Azalys, sérieux fais gaffe où tu met les pieds ! Un jour, tu vas vraiment te faire écraser !" Le mécanicien se recula de quelques pas et sortit une cigarette qu'il alluma, tout en prenant garde ne pas souffler sa fumée sur le visage de l'enfant. "Je cherchais deux trois trucs, oui, mais je ne trouve rien. Mais dis moi plutôt, qu'est-ce que tu fais là ?" Bien sûr, la curiosité de savoir ce qu'Azalys pouvait avoir dans sa sacoche le faisait brûler d'envie et d'impatience, mais chaque chose en son temps.

Poe, lui, était resté sur place, n'ayant absolument pas remarqué ce qu'il venait de se passer. Non, son attention s'était entièrement porté sur un étal comprenant de nombreuses pièces et autres morceaux de machines cassés qui auraient pu plaire à Wade. Mais après une plus minutieuse observation, le Gardien remarqua que la plupart des pièces étaient en trop mauvais état pour pouvoir servir. Déçu, Poe s'était relevé pour rejoindre son humain... Qui avait disparu. Tout simplement. C'était quelque chose qui arrivait souvent à cet étrange duo, se perdre de vue lors de simple sortie. Et dans ce genre de situation, Poe agissait toujours de la même façon, à savoir... Partir dans une direction totalement au hasard en espérant le retrouver un jour ou l'autre. Et c'est ainsi que Poe partit dans la direction inverse, sans même avoir remarquer que Wade avait rencontré quelqu'un et était parti avec lui.





have I just hit something? || Feat Azalys, par Azalys ► 28/6/2018, 22:27 ►
Have i just it something ?
On a hill top, on a sky-riseLike a first born child, at full tilt and in full flight ; defeat darkness, breaking daylight, the sun will shine.
ft. Wadounet
Mécanismes.
Engrenages étiquetés, soigneusement engrangés. Ville vivante, rayonnante. Ils sont trois. Trois dans une multitude de visages et de chairs anonymes, trois couleurs dans une estampe lunaire, trois à former corps, à oser formuler une rencontre.
Azalys. Dahlia.
Wade.

La foule passe autour d’eux ; elle se plie, la délicate, se brusque et se froisse au rythme des rayons solaires. Difficilement contenue par les ruelles rachitiques et les stands colorés. Si dense, que les trois âmes peinent à former un havre qui n’appartiendrait qu’à elles-seules. Elles y parviennent, pourtant. C’est d’abord le sourire de l’enfant qui dénude la foule, des « pardon, s’il vous plaît ! » venant compléter ses gestes graciles ; puis la carrure bien plus massive de Wade – un instant étrécie dans l’iris émeraude – alors que tous deux se faufilent, dans un grand secret, vers un huis-clos que le jour n’atteint qu’à moitié.

L’enfant respire. Se permet une seconde de lever les yeux – de se dévisser le cou, oui – vers le visage de son ami, alors que son corps se replace naturellement dans l’axe de la lumière. S’embrase, avec une intensité qui lui appartient à lui-seul (il est couleur, des rosaires dans les paupières, si infinies que le monde qui s’y reflète paraît trop petit pour lui). Il n’avait pas vu Wade depuis longtemps. S’attend déjà à ce que le Géant le gratifie d’une remarque cinglante sur laquelle il ne s’attardera guère ; repasse sur le fil de ses doigts, comme s’il les comptait, toutes les inventions inutiles qu’il avait fabriqué au cours de ces derniers mois et qu’il pourrait présenter à son ami. Ils avaient toujours été doués pour offrir du sens au superflu, après tout…

Dahlia, elle, avait légèrement déplié ses rémiges, moirées par la poussière du voyage ; oscillait avec douceur sur l’épaule d’Azalys, sa tête venant tanguer contre la nuque de l’enfant en signe d’affection.  À peine daigne-t-elle ouvrir les yeux lorsque les premiers mots de Wade – vexés comme il le supposait – interrompent la réflexion d’Azalys :

— Azalys, sérieux fais gaffe où tu mets les pieds ! Un jour, tu vas vraiment te faire écraser !
— Oui oui, je sais que tu voudrais bien te débarrasser de moi, répond l’enfant en souriant, mais merci, j’aurais une mort plus digne que de me faire écraser par toi ! Ou par n’importe quoi d’autre d’ailleurs… Faut pas plaisanter non plus.

À vrai dire, il était bien plus probable que l’enfant meure étouffé par des chaussettes, ou d’une blessure de couteau à beurre, après tout… Elle a une belle gueule, l’armée aujourd’hui, qu’Azalys se murmure dans un sourire amusé – bien qu’il n’appartienne pas vraiment à l’armée dans le sens strict du terme. Une nouvelle fois le corps de Wade se tord, se plisse sans douleur alors qu’il se recule de quelques pas, bruissements du cuir accompagnant la valse goélande ; l’enfant, lui-même, s’échappe d‘un mètre vers la foule lorsque le Géant allume la cigarette – songe entre ses lèvres – pour éviter la fumée. Il faisait déjà suffisamment de conneries à la minute pour ne pas sustenter un mini-cancer ou un mini-chrysanthème dans sa cage thoracique…

— Je cherchais deux trois trucs, oui, mais je ne trouve rien, reprend le mécanicien après avoir levé la chicane jusqu’à ses lèvres. Mais dis-moi plutôt, qu'est-ce que tu fais là ?
— Je cherchais des trucs aussi ! Enfin je fouinais un peu, j’ai quelques heures avant de devoir rentrer à la caserne… Mais vraiment c’est désespérant, ce marché ! Il y a des tonnes de jolies choses et rien d’intéressant. Au moins Dahlia s’est éclatée tu me diras… Tu la connais, elle adore regarder tout ce qui est coloré !
— En même temps, tu te souviens de ce collier en verre bleu ? Il était trop joli !
— Oxydé, surtout, oui… Et puis qu’est-ce que tu aurais fait d’un collier, dis-moi ?
— … Pourquoi est-ce qu’un hippogriffe ne pourrait pas porter un collier ? C’est de la discrimination !
— Est-ce que tu sais au moins ce que ce mot veut dire, benette ? murmure l’enfant en la taclant avec légèreté.

Un rire hyalin roule dans la gorge de Dahlia, s’échappe lentement de son bec avant qu’il ne fleurisse tout à fait ; la gardienne roule doucement son cou contre l’épaule de l’enfant ; Azalys glisse son pouce le long de la tête ronde dans une caresse muette. Puis il capture à nouveau, de deux iris émeraudes, les prunelles plus sombres de son ami, relançant la discussion d’un aveu légèrement gêné :

—Enfin, à dire vrai j’essaie de transformer une montre à gousset cassée en lampe torche mais je trouve pas ce qu’il me faut… Dahlia dit que c’est totalement stupide comme idée, mais en même temps, elle ne pourrait pas fabriquer une cocotte en papier avec ses serres, la pauvre !

L’absence s’impose soudainement à l’esprit lunatique de l’enfant, dessine en filigrane une grande estampe blanche qui aurait dû, elle aussi, peiner à les suivre dans leur huis-clos précaire. Une silhouette. Le gardien de Wade. Dont Azalys recherche quelques secondes les couleurs, de petits gestes chorégraphiés, avant que ses bras ne se replacent le long de son torse et que sa main droite ne revienne caresser le crâne le Dahlia. L’interrogation perle aussitôt sur ses lèvres, spontanée :

— D’ailleurs, où est Poe ? Il n’est pas avec toi ?

Et la question conserve en son sein toute la curiosité de l’enfant, si inséparable de sa propre gardienne qu’il en était devenu jumelle.

À eux,
À elle,
Fusionnels.


Hrp : désolée pour l'attente, je suis impardonnable ;; j'espère qu'au moins ce post te plaira et normalement ça ne devrait plus se reproduire ♥

Rp 2 - codage par Alcyon ♥



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